Nicole Belloubet, ministre de la Justice, inaugure la cité de judiciaire de Lons-le-saunier

Nicole Belloubet, ministre de la Justice / © Pierre Le Masson-Max PPP
Nicole Belloubet, ministre de la Justice / © Pierre Le Masson-Max PPP

Le ministre de la Justice, Nicole Belloubet, inaugure jeudi après-midi la nouvelle cité judiciaire de Lons-le-Saunier. Les tribunaux d'instance, de commerce, le conseil des prud'hommes et le tribunal des affaires de sécurité sociale.

Par Isabelle Brunnarius

Ce sont les locaux de l’ancienne école normale de filles qui ont été aménagés pour accueillir les services du ministère de la Justice. Le coût de cette rénovation est estimé à environ 6 millions d'euros. Le ministre de la Justice devrait affirmer cet après-midi sa volonté de "maintenir une justice de proximité". L'objectif est de "favoriser l'accès du justiciable" en mutualisant des services. 

Le 20 avril dernier, le ministre de la Justice présentait la réforme de la Justice en conseil des ministres. A l'ordre du jour de cette nouvelle réforme, la naissance du tribunal criminel, la réforme des peines, la simplification de la procédure civile, la fusion de tribunaux.

Un projet très contesté même si le budget de la justice devrait considérablement augmenter, pour passer de 6,7 milliards d'euros en 2017 à 8,3 milliards en 2022, dont une grande partie sera destinée aux prisons. Des manifestations Justice Morte ont eu lieu en France et dans toute la région avant la présentation de cette réforme. 

"L'état de nos juridictions et de nos prisons ne répond pas aux attentes des citoyens", constate la garde des Sceaux dans l'exposé des motifs du projet de loi de programmation pour la justice 2018-2022. Il faut donc "rétablir la confiance de nos concitoyens dans notre justice", "rendre plus effectives les décisions des magistrats".

Il y aurait au total 6.500 créations d'emplois en cinq ans. Mais selon l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire), ce chiffre inclut la création de "seulement" 400 postes de magistrats et environ 180 fonctionnaires de greffe. La mobilisation contre ce projet de réforme n'a pas faibli depuis février.







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