Les agences matrimoniales dopées par les confinements successifs

Une agence matrimoniale de Bourgogne a vu sa clientèle doubler un an. Les clients désireux de briser leur solitude se font plus nombreux après l'épreuve du confinement.

Difficile de faire des rencontres en pleine pandémie quand on refuse de passer par internet.
Difficile de faire des rencontres en pleine pandémie quand on refuse de passer par internet. © France Télévisions

Après des années à cultiver ses vignes à Gevrey-Chambertin (Côte-d'Or), Alain Burguet est désormais à la retraite. Pendant longtemps, il a mis sa vie sentimentale de côté. "J'ai fait un peu un sacrifice là-dessus, confie-t-il. Je regrette bien sûr mais c'est comme ça. C'est fait, on ne va pas revenir en arrière."

Déterminé à trouver l'amour à 70 ans, les mesures sanitaires l'ont stoppé dans son élan. Depuis un an, il est quasiment seul. "J’ai passé le confinement tout seul, c’était une épreuve. C’est dur de faire des rencontres alors qu’on ne peut pas se faire la bise, on ne peut pas voir de gens."

Un nombre de clients doublé en un an

Pour briser la solitude et faciliter les rencontres, il a fait appel à une agence matrimoniale. Après un test de personnalité et 2 500 euros déboursés, il a déjà eu deux rendez-vous dans sa région, sans succès.

Mais sans cet accompagnement en milieu rural, les occasions de trouver l'amour sont rares. Alain Burguet ne souhaite pas passer par internet. "Je préfère passer par une agence, un organisme, des personnes, des responsables", explique-t-il.

Agnès Morin, la responsable des agences Unicis Jura et Côte-d'Or, conseille des centaines de célibataires de 29 à 88 ans. Avec les confinements successifs, les clients de l’agence se sont multipliés. "Sur le mois de janvier, en nombre de demandes ça a dû être deux fois plus que janvier de l'année dernière", indique-t-elle. "C'est vraiment extrêmement dense."

Crise sanitaire : le succès des agences matrimoniales

 

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