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Nièvre : l'homme trouvé mort près de la voie ferrée a été identifié, la piste accidentelle est privilégiée

Les gendarmes lancent un appel à témoins / © Lionel VADAM / MAXPPP
Les gendarmes lancent un appel à témoins / © Lionel VADAM / MAXPPP

La gendarmerie avait lancé un appel à témoins après la découverte d'un cadavre près de la voie ferrée, à Tracy-sur-Loire, dans la Nièvre, le long de la ligne SNCF Clermont-Paris. L'homme a été identifié, la piste accidentelle est privilégiée.
 

Par B.L. avec Mathieu Morel et AFP

L’homme serait tombé d’un train

C’est le conducteur d’un TER (train express régional) qui a fait la macabre découverte en fin d’après-midi, mardi 13 août 2019. Il a arrêté son train et a alerté la gendarmerie.  
Un corps gisait près de la voie ferrée à Tracy-sur-Loire, à quelques kilomètres de Cosne-sur-Loire. Il s’agit d’un jeune homme de type africain d’environ 1,70m et de corpulence mince.
Il portait plusieurs tee-shirts sous une doudoune bleue, ainsi qu’un pantalon de survêtement sous un jean. L’homme était chaussé de baskets rouges de marque Adidas.
Une enquête a été ouverte. Selon les premiers éléments, il semblerait que l’homme soit tombé d’un train ou monté à bord d'un train en marche. C'est pour le moment l'hypothèse privilégiée.
D’après les premiers témoignages de ses proches, lundi soir, le jeune homme aurait annoncé à sa famille son intention de rentrer par ses propres moyens à Nantes.
Il aurait notamment expliqué à sa sœur son intention de rentrer « par les transports en commun ».

Selon le parquet de Nevers, deux hypothèses prévalent pour expliquer la mort. Le jeune homme aurait pu tenter de monter à bord d’un train en marche, peut-être un train de marchandise qui circule entre 50 et 80 km/h sur ce tronçon.
Il aurait également pu être projeté par le souffle du train avant de faire une chute mortelle.
 

Les empreintes digitales ont permis l'identification 

Un appel à témoins avait été lancé car la victime ne portait pas de papiers d’identité sur elle. L'homme a finalement été identifié : né au Burundi en 1990, il est défavorablement connu de la justice, a indiqué le parquet de Nevers mercredi 14 août.
Il a pu être identifié car ses empreintes digitales figuraient dans plusieurs procédures judiciaires où il a été mis en cause. 
La dernière affaire datait de 2014 : à l'époque, il était signalé dans la région nantaise.

La famille adoptive de la victime a été identifiée, a annoncé ce jeudi 15 août, dans l'après-midi, le parquet de Nevers. Originaire de la région nantaise, elle passait ses vacances dans le secteur de Sancerre, à quelques kilomètres du lieu où le corps a été découvert, sur la rive nivernaise de la Loire mardi 14 août, dans l'après-midi.

Agée de 29 ans, la victime était originaire du Burundi où elle a passé une partie de son enfance avant d’être adoptée. Le jeune garçon connait alors une enfance et une adolescence difficiles. Certains de ses proches le décrivent dans un « état dépressif latent », sans qu’il ait fait état d’intentions suicidaires. Il était également défavorablement connu de la justice. Hier, le relevé de ses empreintes digitales avait permis de le relier à plusieurs dossiers judiciaires à Nantes en 2014, mais aussi dans l’est de la France un peu plus tôt.

D’après le parquet de Nanterre, les investigations se poursuivent du côté de la SNCF pour recueillir les témoignages de conducteurs de train qui ont emprunté la ligne Clermont-Paris entre lundi soir et mardi matin. Le corps devrait être rendu à sa famille « dans les plus brefs délais ».  

Autopsie pratiquée jeudi 15 août

L’examen du corps a permis de déterminer « plusieurs fractures compatibles avec une chute de train », mais pas de traces de lutte, de coups et d’usage d’une arme. La mort date de moins de 24 heures avant la découverte du corps.
Les résultats de l’autopsie écartent en tout cas l’hypothèse d’une collision frontale avec un convoi ferroviaire.
L’appel à témoins est maintenu, pour recueillir des témoignages permettant d’éclaircir les circonstances de la mort.


 

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