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Pollution lumineuse : à Dole et Belfort, des enseignes ne respectent pas la loi

Images d'archives - Il y a encore des commerces, entreprises qui restent allumés la nuit. / © Jean Francois Frey - maxPPP
Images d'archives - Il y a encore des commerces, entreprises qui restent allumés la nuit. / © Jean Francois Frey - maxPPP

Merci d'éteindre les lumières. Les bénévoles de France Nature Environnement ont fait la liste des magasins restants allumés en pleine nuit. Près de 90 commerces sont en infraction avec le code de l'environnement. 

Par Sophie Courageot

Dans la nuit de samedi à dimanche 28 octobre, les bénévoles de France Nature Environnement ont passé une petite nuit. Sur le terrain, ils ont recensés à Dole et Belfort les enseignes encore allumées entre 1h30 et 3h du matin. 

À Dole, 53 commerces ou entreprises étaient en infraction. Ce sont principalement des boutiques. Surprise parmi les contrevenants, un vétérinaire, une marbrerie funéraire, un expert comptable ou une laverie automobile. 

Le code de l'environnement demande aux sociétés d'éteindre au plus tard à une heure du matin. Commerces, bureaux, restaurants doivent éteindre une heure après leur fermeture et jusqu'à 6 heures du matin. L'éclairage est autorisé une heure avant la réouverture du commerce.

"On a relevé 53 enseignes en infractions à Dole. C'est beaucoup moins qu'il y a 10 ans dans cette même ville" explique Pascal Blain porte parole de France Nature Environnement en Bourgogne Franche-Comté. "Il y a 10 ans toutes les grandes surfaces doloise étaient éclairées. Il y a des progrès significatifs, une prise de conscience à la fois écologique et économique. Mais on peut encore mieux faire" dit-il.

Eteindre ces lumières allumées la nuit permettrait de réaliser des économies d'énergie et de lutter contre le réchauffement climatique. L'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) évalue les économies d'énergie possibles à l'équivalent de la consommation électrique annuelle de 750.000 ménages, hors chauffage et eau chaude.


Une méconnaissance encore de la loi


À Belfort, même constat. 35 enseignes principalement situées dans le centre ville étaient en infraction lumineuse. Soit la façade était éclairée, soit l'enseigne, soit l'intérieur du magasin. Ces trois critères constituent à chaque fois une infraction. A Andelnans et Bessoncourt, les deux grandes zones commerciales elles étaient dans le respect du code de l'environnement. Les éclairages des commerces étaient éteints.

Pour Pascal Blain, on avance dans la prise de conscience. Les commerces et entreprises avaient jusqu'à fin 2017 pour se mettre en conformité. Pour certains, il y a encore une méconnaissance des textes de loi. Mais la loi est la loi, ajoute-t-il.

France Nature Environnement va prendre sa plume et adresser un courrier aux enseignes qui étaient en infraction à Belfort et Dole. "Nous allons leur envoyer les photos, et leur rappeler la loi" explique le défenseur de l'environnement. "Nous repasserons les voir dans trois mois pour voir si cette fois ci les lumières sont éteintes comme le prévoit la loi" conclut-il. "Le stade suivant serait une verbalisation, mais on en est pas là. On est convaincus que la prévention sur ces sujets passe par le dialogue" dit-il. Un dialogue avec les intéressés et les mairies qui ont un pouvoir de police. 

Que risque-t-on si on n'éteint pas son commerce ou son entreprise ? 

Si une infraction est constatée dans votre magasin ou société, vous risquez une amende au plus égale à 750 euros.

Pour tout savoir sur la législation de l'éclairage nocturne 

  
  

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