La pression s'accentue sur les hôpitaux de la région, deux patients atteints de Covid-19 sont transférés à Angoulême

Alors que les services de réanimations des hôpitaux de Bourgogne-Franche Comté saturent, deux patients touchés par une forme grave de Covid-19 ont été transportés par avion médical de l'aéroport de Dole (Jura) jusqu'en Nouvelle-Aquitaine, jeudi 17 décembre. 

Un patient atteint de Covid-19 est transféré dans un avion médical en partance pour la Nouvelle-Aquitaine, le 17 décembre à l'aéroport de Dole.
Un patient atteint de Covid-19 est transféré dans un avion médical en partance pour la Nouvelle-Aquitaine, le 17 décembre à l'aéroport de Dole. © Quentin Duval / France Télévisions

Un avion médical s'élève au-dessus du tarmac de l'aéroport de Dole (Jura), dans la matinée du jeudi 17 décembre. A bord, des médecins en combinaisons blanches et deux patients atteints de forme grave du Covid-19. L'un vient du CHU de Besançon, l'autre a été héliporté depuis Vesoul. Direction la Nouvelle-Aquitaine, où les malades rejoindront les services de réanimation d'Angoulême. 

Ce balai aérien dans le ciel de Bourgogne-Franche Comté est devenu habituel pour le personnel soignant. Des patients hospitalisés en réanimation sont transférés vers d'autres hôpitaux, parfois loin de la région. "Et on va continuer à le faire pour libérer de la place et pouvoir accueillir les patients qui vont arriver dans les quinze prochains jours", note le docteur Christophe Lambert du Samu, présent à l'aéroport de Dole. 

Libérer des places en vue des prochaines semaines  

La situation sanitaire de Bourgogne-Franche Comté, qui peine à s'améliorer, impose aux établissements de santé d'effectuer de plus en plus de transferts de patients atteint de Covid-19. Déjà, depuis le début de la deuxième vague de contamination, le CHU de Besançon en a réalisé dix vers des hôpitaux "moins sollicités" dans le Grand-Est, en Ile de France et en Nouvelle-Aquitaine, explique l'hôpital dans un communiqué.

"Ces lits de réanimation et de soins intensifs seront utilisés y compris pour accueillir des patients non-malades de la Covid-19 nécessitant des interventions chirurgicales", explique le CHU de Besançon. Celui-ci indique connaître une activité "particulièrement élevée" qui n'est pas liée au Covid-19, nécessitant l'accès rapide à des "soins hautement spécialisés".

Car la pression sur les hôpitaux continue de s'accroître. Au 16 décembre, plus de 1 800 personnes sont hospitalisées en Bourgogne-Franche-Comté (soit "plus de 300 patients de plus qu’au pic de la première vague" signale l'ARS), et 173 sont en réanimation. Toujours selon l'agence de santé, chaque jours, 75 patients sont hospitalisés pour des formes graves de Covid-19 et 10 personnes entrent en service de réanimation. 

Situation sanitaire alarmante en Bourgogne-Franche Comté

La Bourgogne-Franche Comté reste l'une des régions les plus durement frappées par la deuxième vague épidémique. Le taux d'incidence, s'il avait atteint un pallier et s'était stabilisé, est remonté de 30 points en une semaine, passant de 180 à 210 cas pour 100 000 habitants le 13 décembre. Au niveau national, ce taux est de 119 cas pour 100 000 habitants. A la veille des fêtes de fin d'années et des regroupements familiaux, ces chiffres sont particulièrement alarmants. 

D'autant plus que le Doubs s'est hissé au triste rang du deuxième département français le plus touché par l'épidémie de Covid-19, après les Ardennes. Au 17 décembre 2020, le taux d'incidence atteint les 260 nouveaux cas pour 100 000 habitants, selon les derniers chiffres de l'Agence régionale de Santé (ARS) de Bourgogne-Franche Comté. Incidence encore "plus préoccupante" chez les personnes de plus de 65 ans, où elle est de l'ordre de 320 cas pour 100 000 habitants. Le taux de positivité est lui aussi élevé : 12% des tests réalisés s'avèrent positifs, soit le double de la moyenne nationale.

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