• FAITS DIVERS
  • SOCIÉTÉ
  • ÉCONOMIE
  • DÉCOUVERTE
  • JUSTICE
  • SPORT

Procès Barbarin : aucune condamnation requise contre l'évêque de Nevers

Thierry Brac de la Perrière, archevêque de Nevers, avant l'audience du tribunal correctionnel de Lyon pour l'affaire Barbarin le 7 janvier 2019 / © Maxime JEGAT/MAXPPP
Thierry Brac de la Perrière, archevêque de Nevers, avant l'audience du tribunal correctionnel de Lyon pour l'affaire Barbarin le 7 janvier 2019 / © Maxime JEGAT/MAXPPP

Quatrième et dernière journée du procès Barbarin. Le tribunal de Lyon a décidé de programmer une journée supplémentaire pour permettre aux parties d'argumenter en toute quiétude. Hier, la procureure de la République n'a requis aucune condamnation. 

Par J.G.

La dernière journée du "procès Barbarin" a débuté ce jeudi matin. Le tribunal a décidé de programmer une journée d'audience supplémentaire pour éviter la pression de l'urgence. C'est désormais à la défense de Mgr Barbarin et aux autres prévenus dont l'avocat de l'évêque de Nervers de présenter leurs conclusions. 

Hier, la procureure adjointe, Charlotte Trabut, a surpris les victimes en ne requérant aucune condamnation au procès du cardinal Philippe Barbarin et de cinq anciens membres du diocèse de Lyon, jugées pour ne pas avoir dénoncé les agressions sexuelles d'un prêtre. Cette absence de réquisitions est dans la logique du classement sans suite décidé par le parquet à l'été 2016 après une enquête préliminaire sur les mêmes faits. Depuis, les plaignants avaient lancé une procédure de citation directe pour avoir
un procès, qui a lieu depuis lundi au tribunal correctionnel Lyon.

Dans les années 2000, l'archevêque de Lyon avait eu connaissance, par un tiers, des agissements du prêtre: le parquet avait conclu à la prescription du délit, considéré comme "instantané", là où les plaignants soutiennent au contraire que l'obligation de dénoncer s'inscrit dans la durée.

Ce jeudi matin, parmi les orateurs, Maître Chomel de Varagnes qui défend Mgr Thierry Brac de la Perrière, évêque de Nevers. Il a développé plusieurs arguments pour dédouaner son client, cité pour non-dénonciation. L'avocat qui en profite pour attaquer la presse.










 

Sur le même sujet

Démission de Michel Rotger

Les + Lus