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Quels dispositifs sont mis en place pour détecter les “comportements anormaux” dans les aéroports ?

Des patrouilles de sécurité à l'aéroport international de Roissy le 23 mars 2016 après les attentats de Bruxelles. / © ALAIN JOCARD / AFP
Des patrouilles de sécurité à l'aéroport international de Roissy le 23 mars 2016 après les attentats de Bruxelles. / © ALAIN JOCARD / AFP

Des "profileurs" qui détectent les personnes aux "comportements anormaux" et bientôt des tests de reconnaissance faciale lors des contrôles des passeports : Aéroports de Paris renforce la surveillance depuis les attentats de Bruxelles.

Par avec AFP

Quel est le rôle des profileurs ?

Aéroports de Paris (ADP) a commencé à déployer des mesures de sûreté supplémentaires depuis les attentats de Bruxelles, a indiqué son PDG, Augustin de Romanet jeudi 14 avril 2016.
Des dispositifs ont été mis en place pour "accroître l'incertitude pour les personnes malveillantes". Cela passe notamment par des ouvertures aléatoires de sacs à l'entrée des zones publiques, avec des patrouilles cynophiles, "avec des personnes qui font du profilage et dont le métier est exclusivement d'observer les foules pour vérifier qu'on ne puisse pas détecter de comportements anormaux". Ces mesures sont en oeuvre depuis quelques semaines, a précisé le PDG d’Aéroports de Paris.


Combien de caméras ont été installées ?

Concernant la surveillance vidéo, Augustin de Romanet a précisé avoir renforcé ce point dans certaines zones de l'aéroport en particulier "où il faut que nous soyons en mesure de mieux surveiller les allers et venues". "Avant le 11 septembre 2001, nous avions 1.000 caméras, aujourd'hui nous en avons 9.000 ", a-t-il dit.

Par ailleurs, "nous travaillons avec les services de la police de l'air et des frontières pour que les dispositifs « parafe », qui sont les contrôles automatisés des passeports, soient plus nombreux - nous voulons doubler le nombre d'ici 3 ans - et plus performants", a indiqué M. de Romanet.


La reconnaissance faciale, comment ça marche ?

ADP va tester "dans les prochains mois" un "système qui permettra que les personnes n'aient plus besoin de mettre leur doigt sur un petit écran pour être identifiées, mais simplement de présenter leur visage devant un écran qui assurera la congruence entre la photo du passeport et la photo qui est sur l'écran", a-t-il précisé.
"Si la personne est présumée poser des difficultés, la machine « parafe » émettra une alerte aux services de police qui sans délai viendront l'interroger", a-t-il ajouté.

"Une quarantaine d'exemplaires de « parafes » (à reconnaissance digitale, ndlr)" sont aujourd'hui installés à Roissy-Charles-de-Gaulle, et "notre objectif avec le ministre de l'Intérieur est d'en avoir 80 d'ici trois ans."

Interrogé sur une éventuelle augmentation de la taxe d'aéroport qui finance les mesures de sûreté, M. de Romanet a assuré veiller "à ce que, si augmentation il y a, elle soit la plus faible possible".

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