Régionales 2021 : qui sont les candidats en Bourgogne-Franche-Comté ?

Les prochaines élections régionales auront lieu les 13 et 20 juin 2021. À trois mois du scrutin, faisons le point sur les forces en présence en Bourgogne-Franche-Comté.

Illustration.
Illustration. © Alexandre MARCHI / MAXPPP

La date est désormais fixée, il ne reste plus qu'à connaître l'intégralité du casting. Les prochaines élections régionales, comme les départementales, se tiendront les 13 et 20 juin prochains, comme l'a indiqué mardi 9 février la ministre déléguée chargée de la Citoyenneté Marlène Schiappa. En Bourgogne-Franche-Comté, certains ont déjà officialisé leur candidature. D'autres font durer le suspens. On fait le point à trois mois du scrutin.

Gilles Platret sera tête de liste pour les Républicains. Le maire de Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire) a été le premier à se lancer, dès septembre 2020. Il peut compter sur le soutien à titre personnel de l'élu UDI François Sauvadet qui avait mené la liste d'union de la droite il y a six ans. "J’ai annoncé il y a plusieurs mois déjà publiquement que je vais me consacrer au département", avait indiqué en septembre dernier l'actuel chef de file de l'opposition au conseil régional. 

Gilles Platret, en octobre 2020 à Belfort.
Gilles Platret, en octobre 2020 à Belfort. © Michael DESPREZ / MAXPPP

Julien Odoul va représenter le Rassemblement national. Son parti l'a officiellement investi le 26 janvier 2021. L'élu de l'Yonne est le chef du groupe Rassemblement national au conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté depuis le départ de Sophie Montel en 2017. En 2015, lors des dernières régionales, le Front national était arrivé en tête au premier tour. Au second tour, il s'était incliné derrière la liste d'union de la gauche et la liste de droite dans une triangulaire serrée. 

Julien Odoul, en janvier 2021 dans la Nièvre.
Julien Odoul, en janvier 2021 dans la Nièvre. © Yoann Étienne / France Télévisions

Stéphanie Modde sera la tête de liste d'Europe Écologie Les Verts. Celle qui a mené la liste écolo aux dernières municipales à Dijon a été désignée officiellement le 3 octobre 2020. Elle a présenté le 15 février ses têtes de listes départementales lors d'une conférence de presse virtuelle - Covid oblige - en présence de plusieurs figures écologistes nationales (Julien Bayou, Corinne Lepage et Delphine Batho).

Elle propose, selon ses mots, un rassemblement "historique" des forces écologistes pour la Région : des membres d'Europe Ecologie Les Verts (EELV), de CAP 21 (groupe d'influence de Corinne Lepage) de Génération Ecologie (présidente : Delphine Batho) et de l'Alliance Ecologique Indépendante (AEI). Le ralliement de l'AEI écarte donc le risque d'avoir deux listes écologistes concurrentes au premier tour, une d'EELV et une de l'AEI, comme ce fut le cas en 2015. 

Stéphanie Modde, en février 2020 à Dijon.
Stéphanie Modde, en février 2020 à Dijon. © JC Tardivon / MAXPPP

La République en Marche et le MoDem seront représentés par Denis Thuriot, le maire de Nevers. Sa candidature a été officialisée le 5 mars. "Les quatre mouvements politiques LREM - MoDem - Agir - Territoires de progrès ont un accord national, qui se traduit très bien en Bourgogne-Franche-Comté. Ce n'est pas si fréquent, lorsque vous allez du centre droit jusqu'au centre gauche, avec un candidat qui fédère tout ça", se satisfaisait début mars son directeur de campagne, le député LREM de Côte-d'Or Didier Paris.

Denis Thuriot, le 5 mars 2021.
Denis Thuriot, le 5 mars 2021. © Frédéric Lonjon / MAXPPP

Bastien Faudot représentera six partis de gauche (Ensemble, Gauche démocratique et sociale, Gauche républicaine et socialiste, la France Insoumise, Nouvelle Donne, Place Publique) avec une liste baptisée "Le temps des cerises". "J’ai l’ambition de construire une majorité de transition sociale, écologique en Bourgogne-Franche-Comté. Dans la crise sanitaire que nous traversons, je pense que c’est la réponse adaptée", nous confiait début mars le Belfortain, qui a évolué au MRC de Jean-Pierre Chevènement.

Bastien Faudot en 2016.
Bastien Faudot en 2016. © LIONEL VADAM / MAXPPP

Lilian Noirot portera lui les couleurs du parti de Nicolas Dupont-Aignan, Debout La France, dont il est membre depuis 2018. Le jeune homme de 27 ans a été élu conseiller régional en 2015 au sein de la liste Front national menée alors par Sophie Montel. Il siège aujourd’hui chez les non-inscrits.

Lilian Noirot, en mai 2017.
Lilian Noirot, en mai 2017. © JC TARDIVON / MAXPPP

Que va faire Marie-Guite Dufay, la présidente sortante ?

La présidente de région sortante, la socialiste Marie-Guite Dufay, n'a pour l'instant rien annoncé. Fin janvier, elle confiait simplement à notre micro : "Je chemine parce qu'il faut que les conditions soient bonnes" pour présenter sa candidature. "J'en reparlerai au mois de mars, comme je l'avais dit. Que je sois candidate ou pas, je jouerai un rôle. Je serai très présente dans la campagne bien sûr", avait-elle ajouté. Patience donc.

Marie-Guite Dufay, en octobre 2020.
Marie-Guite Dufay, en octobre 2020. © Lionel VADAM / MAXPPP

Selon nos informations, même si la candidature de Marie-Guite Dufay n'est pas encore décidée, des discussions très avancées ont eu lieu pour choisir son possible directeur de campagne. Le nom de Nicolas Soret, le maire de Joigny (Yonne), nous est revenu comme pouvant occuper ce poste.

Par ailleurs, des réunions entre représentants du Parti socialiste, de la France Insoumise et d'Europe Écologie Les Verts se sont également tenues dernièrement. De quoi peut-être déjà préparer la conduite à tenir à l'issue du premier tour. La liste menée par Marie-Guite Dufay, si elle se lance, aura besoin d'alliés pour s'imposer au second tour. Reste à savoir si elle les trouvera plutôt sur sa gauche ou du côté de la majorité présidentielle.

Une triangulaire serrée en 2015

Au premier tour en 2015, les électeurs avaient le choix entre dix listes. Après un scrutin marqué par une importante abstention (49,44%), trois s'étaient qualifiées pour le second tour : la liste d'union de la gauche menée par Marie-Guite Dufay, celle d'union de la droite menée par François Sauvadet et la liste Front national de Sophie Montel. La gauche s'était imposée avec 34,67% des voix, devant la droite (32,89%) et le Front national tout proche (32,44%). Seulement 5 000 voix séparaient la liste de droite et le FN.

 


Une version initiale de cet article indiquait que le candidat Les Républicains Gilles Platret bénéficiait du soutien de l'UDI. À l'heure actuelle, François Sauvadet, le chef de file UDI de l'opposition au conseil régionallui a apporté son soutien uniquement à titre personnel. L'article a été mis à jour en conséquence.

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