200 cadavres de bovins dévorés par des porcs abandonnés : la ferme de l'horreur en Saône-et-Loire

Publié le Mis à jour le
Écrit par Auberi Verne

La Direction départementale de la protection de la population a découvert, mercredi 18 mai, un véritable charnier dans une ferme d'Étang-sur-Arroux (Saône-et-Loire). 200 cadavres de bovins et une cinquantaine de porcs y étaient abandonnés depuis plusieurs semaines.

C'est un spectacle horrible dont ont été témoins les agents de la Direction départementale de la protection de la population (DDPP), mercredi 18 mai, dans une ferme d'Étang-sur-Arroux, en Saône-et-Loire. En compagnie du Groupement de Gendarmerie d'Autun et d'un salarié de la chambre d'agriculture, ils se sont rendus sur l'exploitation pour l'inspecter. Une possible situation d'abandon d'animaux leur avait été signalée la veille.

Sur place, ils découvrent bel et bien des animaux abandonnés : 200 carcasses de bovins, ainsi que cinquante porcs encore en vie. Ceux-ci ont été pris en charge par la DDPP.

Les porcs euthanasiés

Pour survivre, les porcins ont été contraints de dévorer les dépouilles bovines. Or, les protéines bovines sont interdites dans l'alimentation des porcs destinés à la consommation humaine. "Eu égard à cette alimentation et à leur état de santé, ces porcs n'étaient plus propres à la consommation", indique la préfecture de Saône-et-Loire.

Le service de l'État ajoute également qu'aucune association de protection des animaux n'était en mesure de prendre une telle quantité en charge sur une durée longue.

La décision a été prise de les euthanasier dans le respect des règles de bien-traitance animale, en abattoir, avec étourdissement préalable.

La préfecture de Saône-et-Loire

Le service de l'équarrissage a pris en charge les cadavres de tous les animaux, sur l'élevage et à l'abattoir. De plus, les fumiers ont été enduits avec de la chaux pour protéger la santé des habitants, et maîtriser les risques de pollution.

Une enquête judiciaire a été ouverte pour déterminer les causes de l'abandon. Contacté, le maire de la commune a précisé ne pas pouvoir s'exprimer tant que l'enquête est en cours.

L'éleveur, hospitalisé, n'a pas encore pu être entendu.