PORTRAIT. Maxime Cottenceau, jeune vigneron indépendant installé en Saône-et-Loire

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Écrit par Gaël Simon avec Alexandre Baudrand

Alors que se tient à Paris jusqu'au lundi 28 novembre le Salon des vignerons indépendants, Maxime Cottenceau nous raconte son quotidien. Ce jeune viticulteur qui produit et met en bouteille son propre vin est installé depuis 2018 à Buxy, en Saône-et-Loire.

Sur les 59 000 exploitations viticoles que comptent la France, 7 000 ont fait le même choix que Maxime Cottenceau : se lancer en indépendants. Ce jeune vigneron s’est installé en 2018 à Buxy (Saône-et-Loire), cultive ses vignes et produit ses propres bouteilles sans l’appui d’une coopérative.

Malgré la concurrence de structures plus importantes que la sienne et la hausse de 40 à 60 % des prix du verre par rapport à l’année dernière, celui qui a grandi dans le milieu de la vigne depuis son enfance nous raconte ses premiers succès et ses perspectives, alors que se tient à Paris le Salon des vignerons indépendants jusqu’à ce lundi 28 novembre.

Un vignoble de plus de 5 hectares

"Mes parents sont coopérateurs à la cave de Buxy. J’ai vécu la partie vigne avec mes parents puis j’ai fait mon apprentissage au niveau du vin ensuite chez Vincent Dureuil à Rully. Quand je suis sorti d’apprentissage, j’ai eu envie de faire mes bouteilles, d’avoir ma propre étiquette, mon nom de domaine", explique celui qui est âgé de 26 ans.

Je me suis lancé en indépendant parce que j’avais un suivi. Mes parents avaient de la vigne et me l’ont mis à disposition. Sinon je pense que ça n’aurait pas été possible. J’aurais été en coopérative comme des amis après leur sortie d’apprentissage.

Maxime Cottenceau, vignoble indépendant

Ses parents lui mettent à disposition quelques-unes de leurs vignes et Maxime Cottenceau se lance en 2018. Pendant deux ans, il développe son vignoble, qui fait désormais 5 hectares et demi, travaille son vin en cave et le commercialise à la fin de l’année 2020. Malgré la sécheresse de 2020 et le gel de 2021, il écoule la totalité de ses stocks, grâce au réseau de son ancien professeur en école d'œnologie et au bouche à oreille.

100 % de sa production sert à ses propres bouteilles

"Ça a fait effet boule de neige. Ce qui m’a permis d’être à 100 % de production de bouteilles et de ne pas travailler avec les coopératives, alors qu'au début, c’était prévu après 10 à 15 ans". Désormais, Maxime Cottenceau produit 90 % de blanc et 10 % de rouge. Le tout avec des vignes tressées, une technique plutôt inhabituelle sur la côte chalonnaise.

"J’ai pris exemple du côté de Vosne-Romanée. On laisse la vigne à l’état naturel de liane, puis on la tresse entre deux pieds. C’est fait pour avoir des raisins plus petits et une meilleure concentration dans les vins. C’est aussi fait pour lutter contre la sécheresse, car ça permet aux raisins d’être à l’ombre en période de fortes chaleurs".

Bien lancé dans son activité et fort de son indépendance, Maxime Cottenceau envisager l’avenir avec sérénité, malgré l'arrivée de gros investisseurs en Bourgogne, comme la famille Pinault qui a racheté la maison Bouchard dernièrement. Le jeune vignoble souhaite agrandir sa culture, en reprenant une partie des vignes de ses parents. 

En Bourgogne, on compte au total près de 3 500 vignerons.

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