Saône-et-Loire : les violentes intempéries de l’été dernier seront-elles remboursées ?

© France 3 Bourgogne
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Plusieurs mois après les 3 inondations successives qui ont frappé une partie de la Saône-et-Loire, les dégâts chez les particuliers et sur certaines voies communales sont encore importants. La désillusion règne dans une dizaine de  communes, qui n’ont pas été classées en catastrophe naturelle.

Par Léo Bonizec

Quels furent les dégâts des inondations de l’été dernier ?

En mai et juin 2016, ce sont 19 communes de  Saône-et-Loire qui ont été touchées par de violentes inondations. Parmi elles, Jambles, une petite commune de 500 habitants située à une quinzaine de kilomètres de Chalon-sur-Saône.

Partout dans le village les habitants et les élus ont pu constater des sols déformés, des voies détruites et du bitume décollé dont on a retrouvé des morceaux jusque dans le ruisseau qui traverse la commune.

Des mesures avaient été prises immédiatement après les intempéries par le conseil départemental de Saône-et-Loire, ainsi que par le Grand Chalon. Le département avait débloqué 1 million d’euros pour les travaux des voieries départementales et 200 000 euros pour les travaux des voiries communales. La communauté d’agglomération du Grand Chalon avait quant à elle débloqué une enveloppe exceptionnelle de 200 000 euros pour les communes touchées.

Des mesures très appréciées par les élus locaux qui furent touchés trois fois en 18 mois par de fortes intempéries.

Des dégâts dans la commune mais également chez les particuliers. Comme ce fut par exemple le cas pour Annick Giraudet, habitante sinistrée de la commune. Les inondations ont raviné sa cour et ont déterré les canalisations qui la traversent.

Revoir le reportage de Fanny Borius, Charles Behr et Pascal Rondi sur les inondations qui ont touché la commune de Jambles :

Jambles (71) : après les inondations, les élus viennent évaluer les dégâts
Trois jours après les intempéries qui ont touchés plusieurs communes de la côte chalonnaise, le président du département et celui du Grand Chalon s'étaient déplacés à Jambles, commune très touchée, pour constater les dégâts et annoncer des mesures d'aides aux élus.  - France 3 Bourgogne - Reportage : Fanny Borius et Charles Behr Montage : Pascal Rondi Intervenants : Annick Giraudet : Sinistrée André Accary : Président du Conseil départemental de Saône-et-Loire (LR) Luc Bertin-Boussu : Maire de Jambles (SE)


En septembre 2016, bon nombres de rues et de voiries avaient été restaurées. La route départementale comme les rues du village ont été refaites à neuf. L'écoulement des ruisseaux a également été amélioré grâce à un enrochement de berges.

L'objectif est évidemment de limiter le phénomène de crue lié à la topographie des lieux.

Mais ces réparations ont fortement impacté les finances de la petite commune de la côte chalonnaise. Les travaux de rénovation des voiries s’élevaient à 100 000 euros. Une demande de classement en catastrophe naturelle avait été déposée par le maire (SE) Luc Bertin-Boussu.

Revoir le reportage de  D. Boutillet et R. Ho-a-Chuck sur les travaux de réparations de la commune :

Saône-et-Loire : Jambles soigne ses plaies après les inondations
Fin septembre 2016, Jambles les routes du villages et les voies départementales furent refaites à neuf. - France 3 Bourgogne - D. Boutillet et R. Ho-a-Chuck


Qu’en est-il aujourd’hui ?

Sur les 19 communes touchées par les intempéries, seules 8 d’entre elles ont été classées en catastrophe naturelle. C’est la désillusion pour les 11 autres communes qui n’ont pas réussi à obtenir ce statut. C’est le cas du village de Jambles. A la fin du mois de janvier 2017, le maire a reçu une lettre de l’Etat lui indiquant que sa commune ne serait pas reconnue en état de catastrophe naturelle.

L’élu ne sait donc pas s'il pourra toucher le fonds de solidarité pour continuer les réparations.

Malgré une aide du département et de la communauté d’agglomération qui ont permis de refaire à neuf une partie des routes de la commune, il reste encore 60 à 70% de voies à reconstruire.

Des dégâts sont encore présents chez les habitants également. Les traces laissées par les inondations sont toujours visibles dans la cour d'Annick Giraudet et cette fois-ci son assurance ne prend pas en charge les dégâts, du fait que son village n’est pas reconnu en état de catastrophe naturelle.

Bien qu’elle ait déjà fait appel à des maçons pour rénover et surélever ces sous-sols, le tout financé par ses propres économies, elle n’a toujours pas fini de remettre sa cour en état. Et pour cause, les travaux de restauration s’élèvent entre 15 000 et 20 000 euros.

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