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Saône-et-Loire : la préfecture abroge son arrêté autorisant l'abattage de chiens errants à Frontenaud

Les alentours du village de Frontenaud, en Saône-et-Loire. / © France 3 Bourgogne
Les alentours du village de Frontenaud, en Saône-et-Loire. / © France 3 Bourgogne

La mesure avait été attaquée par l'association de défense des animaux One Voice. Elle avait été prise après la découverte du corps d'un homme à Frontenaud, qui présentait des traces de morsure.

Par M. F.

Jeudi 21 mars, un homme de 70 ans et son chien ont été retrouvés morts à Frontenaud, près de Louhans en Saône-et-Loire. Ils présentaient tous deux des traces de morsure. Selon l'autopsie, Guy Matter, éleveur de labrador, a succombé à une crise cardiaque et non pas des suites des morsures qu'il a reçues.

Par mesure de précaution, la préfecture avait pris un arrêté autorisant l'abattage d'animaux divagants à Frontenaud et dans les communes environnentes. Il n'était pas question de laisser les habitants agir eux-mêmes.

S'ils croisaient la route de chiens errants, soupçonnés d'être à l'origine des morsures constatées, ils devaient prévenir la gendarmerie. Seuls les agents de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) étaient autorisés à abattre les animaux. Mais la mesure a été attaquée par One Voice, une association de défense de la cause animale.

"Rien n'indique que les morsures aient été causées avant leur mort ou pire, en aient été la cause"
, indiquait-elle le 5 avril. "Sous couvert de traquer un seul animal - ce qui est déjà scandaleux -, la préfecture autorise purement et simplement l'abattage massif de tous les chiens abandonnés dans la rue ! Une vision cruelle (et inefficace) de la gestion de l'errance".

Une audience était prévue vendredi 19 avril devant le tribunal administratif de Dijon. Elle ne sera pas nécessaire, la préfecture a décidé d'abroger son arrêté le 16 avril.  Sur Twitter, jeudi 18 avril, l'association One Voice fait part de sa satisfaction : "Nous avons été entendus : l'arrêté est abrogé ! Les animaux en situation d'errance doivent être protégés, secourus et non traqués."
 

Pas d'animal abattu

Dans un communiqué transmis à la presse vendredi 19 avril, la préfecture précise : "Avec les éléments recueillis par la gendarmerie et l'ONCFS qui ont étroitement travaillé ensemble, il a été possible de déterminer le type de chien : un chien mésocéphale, de couleur marron, au moins partiellement […] Il n’a jamais été question d’abattre tout animal errant au hasard, mais d'y recourir sur la base d’informations fiables et si les circonstances l’exigeaient, sous un strict contrôle de l'ONCFS."

Elle ajoute également : "les services de l’État agissent dans le souci constant de la protection des personnes et des biens, en veillant au respect du bien-être animal, et non sous la pression de personnes d’associations qui ne peuvent avoir connaissance de tous les éléments de contexte local et des éléments d’enquête."

Aucun animal n'a été abattu pendant la durée d'application de l'arrêté préfectoral. Malgré tout, "les porte-à-porte et les appels au 17 ont conduit à l’identification de plusieurs chiens, en état de divagation, mais qui avaient des propriétaires : ceux-ci ont été verbalisés", détaille le communiqué.
 
 
© France 3 Bourgogne
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