Sécheresse : les trucs d'une apicultrice pour que la chaleur ne grille pas ses abeilles

© PHOTOPQR/VOIX DU NORD/MAXPPP
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La production de miel sera sans doute assez faible en 2019. Notamment car les abeilles souffrent elles aussi de la sécheresse. Une apicultrice de Côte-d’Or tente de limiter les dégâts en aménageant ses ruches. On vous explique comment.
 

Par B.L.


Laure Darphin est apicultrice à Gerland, à une trentaine de kilomètres de Dijon, en Côte-d'Or. Confrontée à l’envolée des températures, elle se bat pour sauver ses ruches.  

Il faut d’abord s’assurer que les butineuses aient suffisamment à boire. "Les abeilles viennent boire dans des abreuvoirs. S’il n’y en avait pas, elles seraient obligées de faire beaucoup plus de distance pour trouver un point d’eau".

Ensuite, il faut régler le problème de l’alimentation des abeilles.
Avec la sécheresse qui sévit depuis le début de l’été, le manque d'humidité n'a pas favorisé le fleurissement de la végétation. Résultat : il y a moins de nectar que d’habitude dans les fleurs.

De plus, les abeilles sont elles aussi écrasées par la chaleur. C’est pourquoi elles consomment les réserves qui se trouvent dans la ruche.

 

Mais, le plus important en cette période de fortes chaleurs consiste à aménager les ruches pour que les abeilles aient un maximum d'air et d'espace.

Car "si la ruche n’est pas aménagée, on peut avoir de très, très fortes températures et des abeilles qui deviennent toutes noires", explique Laure Darphin. "Elles brunissent et vont mourir prématurément, car elles sont en train de cuire à l’intérieur de la ruche. "

Enfin, l’apicultrice a opté pour des espèces plutôt rustiques, qui s'adaptent et résistent tant bien que mal au changement climatique.

Sa production de miel n'est pas phénoménale, mais ce modèle peu intensif semble avoir de l'avenir.
 

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