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Sécurité routière : l'installation d'un éthylotest antidémarrage contre une suspension de permis

Un éthylotest anti-démarrage / © MAXPPP
Un éthylotest anti-démarrage / © MAXPPP

Les préfets peuvent désormais autoriser des conducteurs alcoolisés à ne conduire que des véhicules équipés d’un éthylotest antidémarrage, s’ils veulent éviter la suspension de leur permis de conduire.
 

Par B.L.

Qui peut bénéficier de cette mesure ? 

Si un conducteur présente une alcoolémie relevant du tribunal correctionnel (c'est-à-dire supérieure à 0,8 g/L), un préfet peut désormais l’obliger à ne conduire que des véhicules équipés d’un éthylotest antidémarrage (EAD) et, ce, pour une durée ne pouvant dépasser six mois.

Lorsque le conducteur sera présenté au tribunal, le juge pourra décider de prolonger cette obligation pour une durée pouvant aller jusqu'à cinq ans.

Cette mesure pourra être appliquée à des contrevenants non récidivistes, dont le taux d’alcoolémie ne dépassera pas 1,8 gramme par litre de sang.
 
Boîtier EAD, ethylotest anti-démarrage. / © PHOTOPQR/OUEST FRANCE
Boîtier EAD, ethylotest anti-démarrage. / © PHOTOPQR/OUEST FRANCE

 

Quels sont les avantages de cette mesure ? 

Cela permet aux contrevenants de continuer à conduire, pour se rendre au travail notamment. Ils pourront ainsi garder leur emploi, tout en garantissant la sécurité des autres usagers de la route. En cas de non-respect de l’obligation de conduire un véhicule équipé d’un éthylotest antidémarrage, le conducteur risque une amende pouvant aller jusqu’à 1 500 euros.


L’efficacité de cette mesure a été amplement démontrée à l’étranger, indique la Sécurité routière.
Ce dispositif a été testé dans 7 départements (Drôme, Finistère, La Réunion, Loiret, Manche, Nord et Vendée). Il est désormais étendu à toute la France. En Bourgogne-Franche-Comté, le préfet de Haute-Saône a décidé de mettre en œuvre ce dispositif à partir du lundi 25 mars 2019.


Un éthylotest anti-démarrage coûte environ 1 300 euros. Les conducteurs peuvent aussi en louer un : il faut compter environ 100 euros par mois. Dans l’addition, il faut aussi prévoir le prix du montage et du démontage. L’équipement doit être installé par un professionnel agréé.
 

Le recours aux éthylotests anti-démarrage pour les personnes interpellées en état d'alcoolémie au volant. / © P. Verdy / AFP
Le recours aux éthylotests anti-démarrage pour les personnes interpellées en état d'alcoolémie au volant. / © P. Verdy / AFP


 

Comment fonctionne un éthylotest anti-démarrage ?


Il s’agit d’un dispositif qui empêche un véhicule de démarrer si le taux d’alcool du conducteur est positif ou si le démarrage n’a pas eu lieu dans les deux minutes qui suivent le premier souffle.

Dès lors que le moteur du véhicule a démarré, l’équipement demande de manière aléatoire (entre 5 et 30 minutes après le démarrage du moteur) un nouveau souffle qui doit lui aussi être réalisé à l’arrêt : le conducteur dispose alors d’un délai de 20 minutes pour effectuer ce nouveau contrôle.


 

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