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VIDEO. Belfort : les salariés de General Electric maintiennent la pression et refusent l'idée d'un plan social

© France 3 Franche-Comté : Adrien Gavazzi
© France 3 Franche-Comté : Adrien Gavazzi

A Belfort, les salariés de General Electric ont voulu marquer le coup ce mardi 21 mai. Ils ont profité du déplacement spectaculaire d'une turbine à gaz, produite sur place, pour dire une nouvelle fois qu'ils n'accepteront jamais l'idée même d'un plan social.

Par S.C avec AFP

L'appel était lancé par l'intersyndicale CFE-CGC-CGT-Sud. Quelques 300 personnes se sont rassemblées en début de matinée porte des trois chênes.
Les salariés suivis par de nombreux journalistes ont accompagné symboliquement sur quelques centaines de mètres le départ de la turbine 9 HA, la plus puissante turbine à gaz au monde en partance pour le Bangladesh. Il s'agissait de montrer "leur fierté" de posséder ce savoir-faire industriel, a indiqué Fabrice Chirat, délégué syndical CGT.
 


Selon les syndicats, près de la moitié des effectifs de l'usine serait sur la sellette : les ventes de turbines à gaz comme celle-ci sont chute libre. La montée en puissance des énergies renouvelables a changé la donne.  GE a lancé depuis le début de l'année plusieurs procédures de rupture conventionnelle collective (RCC) et de plans seniors au sein de sa division énergie et l'intersyndicale redoute que le groupe américain ne supprime 800 à 1.000 postes dans l'entité turbines à gaz. Au total, General Electric emploie près de 4.000 personnes à Belfort.

Des élus étaient présents ce matin lors du rassemblement pour faire pressions afin de garder l'activité à Belfort. Les élus du Territoire ont écrit il y a quelques semaines au Président de la République Emmanuel Macron. Damien Meslot (LR), maire de Belfort, Florian Bouquet (LR), président du conseil départemental, le sénateur (LR) Cédric Perrin (LR) et les députés Ian Boucard (LR) et Michel Zumkeller (UDI) ont fait part fin avril de leur inquiétude quant à l'avenir de l'activité turbines à gaz du site de Belfort, où travaillent environ 1.900 personnes.

"Je vous informe avoir demandé (au ministre de l'Economie) Bruno Le Maire de vous recevoir afin d'évoquer l'évolution de ce dossier qui fait l'objet de la plus grande vigilance de la part de l'Etat", avait répondu alors le Président de la République.  Dans un "contexte économique difficile", Belfort "dispose d'atouts", mais il est "indispensable de mesurer les investissements nécessaires afin d'adapter l'outil industriel pour expertiser la faisabilité" des projets à l'étude, telle la "diversification dans le secteur aéronautique, dans l'hydrogène" ou dans "de nouvelles centrales nucléaires à l'international", avait écrit le Président de la République. Fin mars, le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, s'était déjà engagé à "étudier toutes les pistes industrielles possibles pour maintenir l'emploi" à Belfort.

Damien Meslot maire LR de Belfort et une délégation de quatre élus locaux seront reçus mercredi 22 mai à l'Elysée par la secrétaire générale adjointe, Anne de Bayser. L'intersyndicale de GE Belfort doit être reçue elle cet après-midi en préfecture à Belfort. 


 




 

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