Deux étudiants ont-ils été drogués à l’UTBM ? Les soirées d'intégration annulées "par mesure de précaution"

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Écrit par Hugo Lemonier

Deux étudiants de l'école d'ingénieur de Belfort-Montbéliard pensent avoir été drogués à leur insu, lors d'une soirée d'intégration, lundi 5 septembre. "Par mesure de précaution", toutes les fêtes prévues cette semaine ont été annulées.

L'association étudiante de l'université de technologie de Belfort-Montbéliard (AE-UTBM) a préféré prendre les devants. Deux élèves de l'école d'ingénieurs "pourraient avoir été drogués à leur insu" lors d'une soirée d'intégration, annonce l'AE-UTBM ce jeudi 8 septembre sur sa page Facebook. L'équipe d'intégration annule d'abord une première fête qui devait se tenir le lendemain.

Puis, dans un second message diffusé sur le réseau social, l'association renonce à l'organisation de l'ensemble des soirées supposées jalonner l'intégration des nouveaux élèves de l'école d'ingénieur : "Nous avons décidé tous les after foyer de la semaine prochaine, la soirée O'Brian ainsi que le [week-end d'intégration]", précise-t-elle dans un communiqué.

"On a pris sur nous", résume le responsable intégration de l'association, Simon Lejeune. "On a préféré prendre du recul et envisager des solutions pour éviter que cela se reproduise."

Des "capotes de verre" distribuées aux étudiants

Ce lundi 5 septembre, 600 jeunes célèbrent le début d'année universitaire à la traditionnelle soirée d'accueil, organisée à la Maison des étudiants de Sevenans. L'événement, prévu de longue date, doit lancer la grande phase d'intégration des élèves de première année.

Ce soir-là, seules quelques personnes extérieures à l'UTBM sont présentes, selon les organisateurs. Quatre vigiles et quatre secouristes encadrent l'événement. Des "capotes de verre", les fameux couvercles de protection anti-drogue, sont à disposition des étudiants.

Mais deux jours plus tard, deux étudiants, un garçon et une fille, se rapprochent du "responsable SOS" et déclarent qu'ils pensent avoir été drogués à leur insu. Contactée, l'association refuse cependant de communiquer sur les éléments venant étayer leurs soupçons.

Aucune plainte déposée à ce stade

Orientés vers l'hôpital Nord Franche-Comté, les élèves apprennent que les analyses ne produiraient pas de résultats concluants, 48 heures après les faits présumés.

Les deux victimes déclarées n'ont, à ce stade, pas pris la décision de porter plainte, fait savoir l'association étudiante. "S'ils en venaient à le faire, nous les soutiendrons évidemment", affirme Simon Lejeune.

"Nous agissons main dans la main avec l'université", poursuit l'étudiant de 5e année, en charge des intégrations. Une réflexion sera engagée cette année avec la direction pour renforcer la sécurité lors des soirées organisées dans l'établissement.

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