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François Hollande, VRP de marque auprès des socialistes belfortains

© Philippe HUGUEN / AFP
© Philippe HUGUEN / AFP

L'ancien président français répète qu'il ne songe pas revenir dans la course à l'Elysée ; mais il réendosse de plus en plus clairement le costume politique. 

Par Adrien Gavazzi



A ceux qui en doutaient encore, François Hollande confirme par sa présence à Belfort ce lundi qu'il n'a jamais envisagé de retrait définitif de la vie politique.

Après de multiples remarques plus ou moins assassines (adressées ces derniers mois, au hasard, à son successeur Emmanuel Macron), et un livre au succès phénoménal paru chez Stock, Les leçons du pouvoir, le voilà auprès de ceux qui le comprennent peut-être le mieux : les socialistes, qu'il a rencontrés dans la cité du lion, avant de s'exprimer devant la presse. 
 

Besançon : François Hollande en marathon dédicace

L'ancien président François Hollande fait depuis début avril le tour des librairies françaises pour dédicacer son livre "Les leçons du pouvoir", retrouvant avec un plaisir non dissimulé ses anciens électeurs. Le livre s'est déjà vendu à 70.000 exemplaires. A Besançon, sa tournée a commencé salle Battant en début d'après-midi où une petite trentaine de militants dont pas mal d'élus l'attendaient.


L'ancien maire de Tulle est-il devenu donneur de leçons ? Le titre de son best-seller le suggère ; lui se voit plutôt comme un vieux sage, endurci par cinq années éprouvantes à diriger la cinquième puissance mondiale. 

En matière d'économie, il distribue les conseils. Se fait volontiers VRP de son propre bilan. Jure ses grands dieux qu'il ne reviendra pas. Et réaffirme sa position sur le dossier General electric, dont la direction a annoncé récemment qu'elle ne tiendrait pas sa promesse de créer mille emplois en France.
 

Pour François Hollande, "General Electric doit absolument payer pour le renoncement qui est le sien"

En visite à Dijon, l'ancien chef de l'Etat a évoqué la polémique General Electric. Le groupe américain vient d'annoncer qu'il ne créerait pas les 1000 emplois promis au moment d'acheter Alstom Energy. François Hollande estime que GE doit payer les amendes prévues, soit près de 34 millions d'euros.


Mais en dehors de ce que l'on savait déjà, aucune annonce, aucune prise de position inédite. Absence de projet clair ? Ou précaution d'un politicien suffisamment fin pour se taire alors qu'il se sait futur candidat ?

Une chose est sûre : la campagne de François Hollande à travers la France n'est pas près de s'arrêter ; après Belfort, il prend la direction des Vosges, pour tenir (sans doute) le même discours à Bulgnéville.

 

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