Un "gilet jaune" marche de Belfort à Paris "en hommage aux victimes du mouvement"

A 29 ans, le Belfortain va rejoindre l'Elysée à pieds en hommage aux morts et aux blessés depuis le début de la contestation des "gilets jaunes". Il veut également sensibiliser à la problématique du handicap.
C'est une (très) longue marche qui attend Damien Dejame : 624 km pour rejoindre Bourges puis l'Elysée, à Paris, en partant de Belfort. Une action d'abord symbolique pour ce "gilet jaune" belfortain de 29 ans.

S'il marche, c'est "en hommage à toutes les victimes du mouvement des « gilets jaunes »" : les morts, les blessés, les oubliés ou encore ceux qui ont été incarcérés. Mais ce n'est pas le seul but de cette action.

Damien Dejame souhaite également venir en aide aux personnes handicapées. "Mon père est gravement malade, donc je voudrais porter la cause de ces personnes et récolter des fonds pour pouvoir les aider", explique-t-il.

 

"Ca ne sert plus à rien de rester sur les ronds-points"


Avec son sac de 30 kg sur le dos, le "gilet jaune" compte sur l'hospitalité des habitants qu'il croisera pour ne pas dormir sous sa tente. "Je demande juste un lit, de quoi prendre une douche et je repars le lendemain matin", résume Damien.

Il transporte seulement des produits de première nécessité : réchaud, un peu de nourriture, des habits chaud et un gros sac de couchage. Le jeune homme a également lancé une page Facebook pour que les gens puissent suivre son périple ou le rejoindre si le coeur leur en dit !
 
S'il est un mobilisé de la première heure, il veut maintenant changer de mode de contestation : "ça ne sert plus à rien de rester sur les ronds-points. Je continuerai à me battre tous les jours pour faire valoir nos valeurs", a-t-il ajouté auprès de nos confrères de BFMTV.

Son périple a commencé ce samedi, à 13h30, devant la mairie de Belfort et il devrait arriver d'ici une quarantaine de jours à la capitale. Il sera rejoint, à Bourges, par un autre groupe de "gilets jaunes" pour s'élancer vers la destination finale : l'Elysée.

"Et une fois arrivé, je planterai le drapeau jaune devant l'Elysée, annonce Damien Dejame. On ira jusqu'au bout de nos actes dans un mouvement pacifique sans casse, sans dégâts. Les casseurs on n'en veut pas. Mais on aimerait, si possible, être reçu par la Présidence à l'Elysée pour se faire entendre clairement et poliment."

 
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
gilets jaunes société hommage