Grand Belfort : les éboueurs exercent leur droit de retrait après le grave accident d'un ripeur

Illustration. Un seul camion du Grand Belfort était en service ce mercredi 6 novembre au matin. / © David Rossi/MaxPPP
Illustration. Un seul camion du Grand Belfort était en service ce mercredi 6 novembre au matin. / © David Rossi/MaxPPP

Une large partie des éboueurs de la communauté d'agglomération du Grand Belfort ont exercé leur droit de retrait, ce mercredi 6 novembre. Une décision prise à la suite d'un grave accident du travail d'un ripeur, survenu la veille à Vézelois (Territoire de Belfort).

Par Antoine Belhassen

Seul un camion de collecte était de service, ce mercredi 6 novembre au matin. Le reste des éboueurs du Grand Belfort a exercé son droit de retrait suite à un grave accident survenu la veille : un éboueur-ripeur a été percuté dans le centre-ville de Vézelois (Territoire de Belfort).

L'agent de propreté, âgé de 49 ans, a été heurté, ce mardi 5 novembre, par un véhicule lors de son service. Transporté en urgence absolue au centre hospitalier de Trevenans (Territoire de Belfort) puis héliporté vers le CHU de Besançon (Doubs), il souffrirait de multiples fractures.
Les éboueurs de Belfort exercent leur droit de retrait
Reportage V.Hirson, M.Meuneveaux avec Photos : Pierre Michaël Dominique Labrude Membre du CHSCT Mathieu Chappuis Délégué CGT et membre du CHSCT Damien Meslot Président du Grand-Belfort et maire (LR) de Belfort



Une demande de nouveaux horaires


Après l'accident, les syndicats sont montés au créneau et ont demandé le retour d'anciens horaires : "L'horaire 5 heures-12 heures a été supprimé en 2014 pour du 6 heures-13 heures, en dépit des multiples demandes des agents pour le rétablir", indique la CGT des agents de la communauté d'agglomération belfortaine en interpellant Damien Meslot, président du Grand Belfort. Ces nouveaux horaires permettraient d'extraire les collectes hors du pic de circulation.
 


Ce mercredi 6 novembre, une large partie des éboueurs ont exercé leur droit de retrait. Il s'agit là d'une garantie permettant à un employé de pouvoir arrêter son activité s'il estime être en situation de danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé.

L'inspection du travail a été saisie à la suite de cet accident. Dans un communiqué de presse, publié mardi soir, le syndicat CGT demandait à M. Meslot la tenue d'une réunion extraordinaire du Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions du travail (CHSCT).
 

 

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