Yonne : "Ils vont vivre dans une tourmente mentale", les propriétaires des chevaux saisis rejettent toute maltraitance

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Écrit par Yoann Etienne

Ce mercredi 18 novembre, les propriétaires des chevaux de Saint-Père-sous-Vézelay ont souhaité réagir à la saisie des 105 chevaux par la justce pour des faits de maltraitance animale. Ils récusent les accusations dont ils font l'objet. 

Mardi 3 novembre, dans un élevage situé sur la commune de Saint-Père-sous-Vézelay, dans l'Yonne, 105 chevaux ont été saisis par la justice, après des manquements graves en matière de protection animale constatés dès 2007 par la Direction Départementale de la Cohésion Sociale et de la Protection des populations (DDCSPP).

Selon la préfecture, les constats établis par la DDCSPP sont que 105 chevaux issus d'une reproduction anarchique, vivaient dans un champ trop petit, pentu, sans abris pour se protéger des aléas climatiques.
 
Les équidés ont été confiés à trois associations dont le zoo refuge de la Tanière situé près de Chartres, la fondation Brigitte Bardot, et la société protectrice des animaux (SPA). Selon la préfecture, les chevaux ont été retirés afin de garantir leurs conditions de vie avant l'hiver. 
   

Les propriétaires répondent aux accusations dans un courrier


Ce mercredi 18 novembre, dans un courrier adressé à notre rédaction, les propriétaires des chevaux tiennent à se défendre contre les accusations de maltraitance dont ils font l'objet. Selon eux, ces chevaux ont été "volés avec des relations d’une organisation bien unie dans un seul but : donner des chevaux à des amis avec l’utilisation de mots bien choisis, bien sélectionnés pour former de lourdes accusations dramatiques, horribles, ignobles pour faire un dossier très lourd à présenter à la justice et obtenir ce que l’on veut."

Concernant les accusations de sous-alimentation, elle était selon les propriétaires a contrario "appropiée à cet animal. Digérant très difficilement l’herbe, le foin d’herbe, ils avaient une alimentation très régulière en qualité, en quantité, pas de poussières, pas de moisis, pas de bactéries, pas d’œufs de parasites, pas de variations dramatiques d’UFC – MAD – MA." 

Dans cette lettre, ils ajoutent que "ces chevaux avaient ce que cette espèce d’animal exige, c’est essentiel, c’est vital, c’est important pour la vie de cet animal."
 

Ces chevaux avaient une vie non acceptée, non autorisée, non admise, non approuvée, non appréciée par certaines personnes."

Les propriétaires des chevaux.



Ces douze personnes étaient cependant dans le viseur des services sanitaires depuis plus de 12 ans pour des faits de maltraitance. Et selon plusieurs associations de défense des animaux, ces maltraitances se déroulaient sur fond de dérive sectaire. Une affirmation retoquée par ces mots. Ils avancent une vision très personnelle de l'élevage de chevaux. "Ces chevaux avaient une vie non acceptée, non autorisée, non admise, non approuvée, non appréciée par certaines personnes. Ces chevaux avaient une vie".

Pour les propriétaires des chevaux, cette saisie représente "27 ans de vie en famille, en couple cassés, disloqués, divisés pour une satisfaction personnelle et humaine. Ces chevaux ayant vécus ces années vont vivre dans une tourmente mentale, morale, cherchant à manger, cherchant les copains, la famille, le couple. Un cheval garde en mémoire ses souvenirs." Le courrier se termine en répétant ces mots, "ces chevaux avaient une vie". 
 

Courrier des propriétaires des chevaux

 

Une enquête toujours en cours


Rappelons qu'une enquête sous contrôle du parquet est confiée à la gendarmerie de d'Avallon. Mais pour l'instant, aucune poursuite n'a été engagée fait savoir le parquet. Personne n'a pour l'instant été cité à comparaitre devant le tribunal. Mais les propriétaires, qui sont présumés innocents, devront s'expliquer concernant les infractions relevées.