Traitement anti-Parkinson : le laboratoire en appel à Rennes

Didier Jambart devant la Cour d'Appel de Rennes, ce mercredi / © GLM - France 3 Bretagne
Didier Jambart devant la Cour d'Appel de Rennes, ce mercredi / © GLM - France 3 Bretagne

En mars dernier le laboratoire GSK avait été condamné à verser 117 100 euros à Didier Jambart, en réparation des effets secondaires dont il a souffert suite à la prise d'un médicament anti-parkinson, le Réquip. GSK a fait appel.

Par Krystell Veillard

Atteint de la maladie de Parkinson, Didier Jambart avait développé des effets indésirables au médicament le REQUIP, addictions au sexe et aux jeux. Le TGI de Nantes a condamné le 31 mars 2011, le laboratoire GSK (GLAXOSMITHKLINE) pour médicament défectueux, sa notice ne mentionnant pas ces effets secondaires. Le laboratoire a contesté sa condamnation. Le procès en appel s'est ouvert ce mercredi à Rennes.
Aujourd'hui Didier Jambart écrit : 
" Je pense et je crois qu’il est important que tous les parkinsoniens sortent de l’anonymat, qui plonge cette pathologie dans une forme de maladie négligeable.
Je pense et je crois qu’il est important qu’un maximum de parkinsoniens, dans la mesure de leurs moyens (distance, finance, santé, etc.) soient présents afin que notre parole soit défendue et surtout entendue.
Je rappel que mon combat n’est pas du tout orienté vers une suppression de tel ou tel médicament, car chacun d’entre nous en a besoin, sachant que chacun réagit à sa façon au traitement qu’il a et surtout que l’on arrête de nous prendre pour de simples cobayes, de simples patients « légumes » et donc dénués de toutes capacités d’analyse.
Mon combat est donc que l’on nous respecte, que l’on nous écoute et surtout que l’on ne nous cache rien des effets indésirables, secondaires que tel ou tel traitement peut engendrer chez nous, car forcément il y a des effets secondaires ou indésirables".
"GSK a commercialisé un produit en connaissant les effets indésirables mais ne les a pas inscrits sur ses notices", a-t-il également déclaré, soulignant que sa vie "a été un enfer. Elle l'est encore aujourd'hui, car on n'oublie pas une catastrophe".
Soigné pour la maladie de Parkinson, cet homme "sans histoires", marié et père de deux enfants, avait vu son comportement changer radicalement avec la prise du Requip. Il avait ressenti un besoin compulsif de jouer, le poussant à dilapider les économies familiales et à voler les coordonnées bancaires de collègues et de proches. Puis il avait développé une hypersexualité le conduisant notamment à s'exhiber sur internet.
Depuis 2006, la notice du Requip indique les effets indésirables du médicament.

La Cour d'Appel rendra sa décision en déliberé, le 28 novembre prochain.

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