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Finistère : Le missile M51 qui a explosé en vol, vaut 120 millions d'euros

Le M51 est la nouvelle génération de missiles balistiques français. Conçu pour répondre à l’évolution des menaces et des nouveaux types de défense, il a été mis en service fin 2010. Selon le site internet Techno science, il coûte 120 millions, pour une durée de vie de 30 ans.
Le missile balistique M51, dont le tir s'est soldé dimanche par un échec, est en phase de déploiement et remplace le missile Mer-Sol balistique stratégique M45. D'une hauteur de 12 mètres et d'un poids "maximal de 56 tonnes" avec ses six têtes nucléaires, il dispose d'une portée sensiblement accrue (de l'ordre de 8.000 km contre 6.000 km) et d'une précision améliorée par rapport aux M45, selon le ministère de la Défense. Le M51, coûte 120 millions d'euros l'unité, il est produit par Astrium, la division espace du groupe européen EADS. Ce tir d'exercice dimanche, comme toujours sans tête nucléaire, était destiné valider la capacité du sous-marin nucléaire lanceur d'engin "Le Vigilant" à mettre en oeuvre le M51, déjà déployé sur le SNLE "Le Terrible" depuis 2O10, a expliqué un porte-parole du ministère de la Défense. Le M51 doit également équiper les deux autres sous-marins nucléaires français, "Le Triomphant" et "Le Téméraire". Chacun des SNLE peut embarquer 16 missiles M51, auxquels s'ajoutent des lots de rechange.

Premier échec depuis 1996

Dimanche, tiré depuis le sous-marin nucléaire "Le Vigilant", le missile, sans charge nucléaire comme pour tout essai, est "sorti normalement" du sous-marin, selon la Défense. C'est lors de "la première phase de vol qu'un incident s'est produit et a entraîné son autodestruction", a-t-on ajouté. Le missile M51 a été validé en juillet 2010, après un cinquième tir d'essai (deux depuis le sous-marin nucléaire "Le Terrible" en janvier puis juillet 2010, et trois depuis des installations terrestres en 2006, 2007 et 2008). Comme les précédents tirs d'essai, celui de dimanche l'a été à partir de la baie d'Audierne (Finistère), au sud de la pointe de Penmarc'h.

Il aurait dû tomber à 4 000 

La zone de retombée aurait dû se situer, si l'essai avait été réussi, au centre de l'Atlantique nord, à plusieurs centaines de kilomètres de toute côte, après un vol d'une quinzaine de minutes et d'un peu plus de 4.000 km. Les vols de M51 sont habituellement suivis par les moyens techniques de la Direction générale de l'armement de Biscarosse et de Quimper, et par le Monge, bâtiment d'essais et de mesures chargé du suivi de l'essai au large. Lors de chaque essai, des zones aériennes et maritimes sont réservées temporairement. Les trois premiers essais, en 2006, 2007 et 2008, avaient été effectués depuis la terre, à partir du Centre d'essai de lancement de missiles de Biscarosse (Landes).
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