Rennes accueille le premier forum des instituts de recherche technologique

Louis Gallois, Comissaire Générale à l'investissement, visite les stands des IRT français pendant le forum / © E. Colin
Louis Gallois, Comissaire Générale à l'investissement, visite les stands des IRT français pendant le forum / © E. Colin

Les 8 instituts de recherche technologique (IRT) français se sont réunis aujourd'hui à Rennes, en présence de Louis Gallois. Les IRT, en charge de projets innovants, doivent permettre à la France de se positionner sur le marché de la recherche mondiale. B<>Com, l'IRT breton, travaille sur la santé.

Par Emilie Colin

Nom de code ? IRT, les instituts de recherche technologique. On en compte huit en France. Pour la première fois, ils se sont tous réunis à la chambre des métiers de Rennes pour y exposer leurs projets. Ce rassemblement mettait en avant ces nouveaux instituts de recherche labellisés par les pouvoirs publics, dans le cadre du Programme d'investissements d'avenir."L'Etat y engage 1 milliard d'euros sur dix ans, nous attendons donc des IRT des produits innovants susceptibles de déboucher sur de nouveaux marchés", a souligné Louis Gallois, le Commissaire Général à l'Investissement, qui avait fait le déplacement.


B<>Com, l'IRT breton mise sur l'image et le son, les réseaux et l'e-santé

L'IRT breton a été lancé en janvier dernier. Ses activités seront réparties sur 3 sites : Rennes, Brest et Lannion, pour un budget de 160 millions d'euros, sur 7 ans. B<>Com veut offrir des services dits "immersifs" qui concernent l'image et le son. Produire du son en 3D, par exemple, pour les particuliers et, à plus grande échelle, pour les salles de cinéma. Le son, que l'on peut aussi utiliser dans le domaine de la santé. Des recherches ont prouvé qu'il pouvait avoir des vertus thérapeutiques. Certaines fréquences peuvent détendre, d'autres augmenter la concentration. A terme, il s'agit de proposer une application smartphone permettant de télécharger ces sons et de les utiliser au quotidien. Imaginez une séance de révision, musique dans les écouteurs, et ajoutez-y une fréquence apaisante. 

Autre aspect, celui de la chirurgie ambulatoire. Eric Thibaut, directeur du programme e-santé à B<>Com explique : "on ne veut pas remplacer l'homme par la machine mais donner des supers pouvoirs aux chirurgiens". Pour cela, l'équipe planche sur une paire de lunettes qui permettrait de voir le corps du patient avant de l'ouvrir. Un autre système pourrait permettre de projeter le squelette du patient sur son corps, avant l'intervention. La chirurgie ambulatoire devient alors moins invasive, moins contraignante pour le patient et réduit les coûts.

D'autres régions, d'autres projets comme la cobotique

Parmi les IRT présents, celui de Nantes qui travaille sur le principe de la cobotique : la collaboration de l'homme et du robot. L'idée ? Faire en sorte que l'homme et la machine travaillent ensemble. Les tâches répétitives sont confiées au robot, la réflexion et l'adaptabilité à l'homme. Par exemple dans un avion, l'homme place les pièces, le robot les fixe. En amont les chercheurs doivent penser à tout comme à assurer la sécurité de l'humain. Ils ont ainsi "injecté" de la souplesse au robot de manière à ce qu'il ne blesse pas l'homme en cas de choc.

Le robot "Asimov" hommage a l'écrivain qui a défini les règles de la robotique / © E.Colin
Le robot "Asimov" hommage a l'écrivain qui a défini les règles de la robotique / © E.Colin
 

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