Lorient : deux expos à découvrir à la galerie photos “Le Lieu”

Photographies de l'artiste Oleg Dou / © Oleg Dou
Photographies de l'artiste Oleg Dou / © Oleg Dou

Installée dans ses nouveaux locaux depuis le mois de mars, la galerie "Le lieu" à Lorient, dédiée à la photographie contemporaine, débute sa saison avec deux expositions. Ces dernières présentent le travail d'un photographe russe, Oleg Dou et les nuées d'Alain Delorme, une première en France.

Par Emilie Colin

Deux salles, deux nouvelles ambiances, c'est ce que propose "Le lieu", galerie de photographie contemporaine avec "Phénomènes" jusqu'au 1er juin. Désormais installée à l'enclos du port de Lorient, sa nouvelle saison démarre avec une présentation du travail d'Oleg Dou et celui Alain Delorme. 

Oleg Dou manipule le portrait, entre attraction et répulsion

Artiste russe de 31 ans, Oleg Dou est un spécialiste du photomontage. Son travail s'oriente sur la question d’une identité post-humaine dans lequel le visage subit des transformations. Tout ce qui pourrait rappeler la chair est effacé, gommé, lissé. La transparence de la peau de porcelaine souligne la fragilité de ces êtres parfaits. Avec ses photos, il associe le beau au laid, la vie à la mort, le sublime au répulsif.

Nouvelles expositions photo Le Lieu, à Lorient
S. Izad, l. Benchiha, AF. Scala

Dans le viseur d'Alain Delorme  la société de consommation et l'hybridation des corps

Alain Delorme, artiste français, a étudié la photographie à l’école des Gobelins puis à l’université de Paris VIII. Il se fait remarquer en 2007 en recevant le prix Arcimboldo avec la série Little Dolls, une critique acerbe de l’utilisation de l’image des enfants, en particulier des petites filles, soumises au diktat publicitaire faisant d’elles des objets de consommation utiles aux lois du marché. Puis en 2010, il présente la série Totems qui plonge le spectateur au cœur de la Chine contemporaine et de sa complexité.

 / © S.Izad


Avec "Murmurations - Ephemeral Plastic Sculptures" que l'on peut voir à Lorient, Alain Delorme joue sur plusieurs tableaux en même temps.  il trompe les yeux et embrouille les sens. Que voit le spectateur en premier ? Des oiseaux, alors qu'en réalité ce sont des sacs en plastiques, encore des objets symbols de la consommation et qui volent dans le ciel. 

 

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