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Champignons : trois personnes hospitalisées pour des intoxications graves

Le chapeau d'Amanita phalloides, ovoïde à l'état jeune, s'étale progressivement pour devenir convexe à maturité / © wikipedia.org
Le chapeau d'Amanita phalloides, ovoïde à l'état jeune, s'étale progressivement pour devenir convexe à maturité / © wikipedia.org

Trois adultes, un couple de Saint-Malo et un homme de Dinard sont depuis samedi dernier hospitalisés au CHU de Rennes après avoir consommé plusieurs jours auparavant des amanites phalloïdes. Ils sont dans un état jugé sérieux.

Par Thierry Peigné

Une météo changeante avec des périodes ensoleillées et surtout pas mal de pluies, il n'en fallait pas moins pour que ces conditions favorisent la pousse des champignons. Depuis plusieurs semaines les amateurs s'en donnent à coeur joie au risque de ramasser des espèces non comestibles et même dangereuses.

La semaine dernière, trois personnes ont été hospitalisés au CHU de Rennes, après avoir consommé des amanites phalloïdes, l'ennemi public numéro un en matière de champignon.

Dans un état "sérieux"

D'abord hospitalisés à Saint-Malo puis dans un service de réanimation au CHU de Rennes, ce couple de Saint-Malo et un homme de Dinard, sont dans un état "sérieux" selon le docteur Patrick Harry, médecin responsable du centre antipoison interrégional d'Angers. Le foie de ces patients a été attaqué par les toxines. Pour autant, "ils devraient s'en sortir" et sont "entre de bonnes mains" nous a t-il ajouté.

Une recrudescence des cas

Entre le 30 juin et le 17 août l'institut de veille sanitaire a recensé 240 cas d'intoxications en France, un nombre d’intoxications hebdomadaires variant de 35 à 50. En 2013, il y avait eu 95 cas pendant la même période. 

Et selon de docteur Harry, le nombre de cas s'est considérablement accéléré. La semaine dernière, 90 intoxications ont été enregistrées. Une recrudescence, selon le médecin, qui s'explique par le fait qu'avec le soleil et le temps sec de ces derniers jours, les champignons préférés des cueilleurs, tels les cèpes ou les bolets se font plus rares. Conséquence : "les gens se ruent sur ce qu'ils trouvent".

Ne prendre aucun risque

Face à cette recrudescence d'empoisonnements, le docteur Harry est formel "Il ne faut consommer que les champignons que l'on connaît. Si on a le moindre doute, il faut s'abstenir ou alors montrer le champignon en question à un pharmacien avisé ou à un mycologue".

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