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En Bretagne, le Pacte d'avenir commence à porter ses fruits, mais des tensions perdurent

© France 3 Bretagne
© France 3 Bretagne

Le Pacte d'avenir pour la Bretagne, signé il y a un an, a permis de répondre à "l'électrochoc" de la crise qui avait secoué la région en 2013 et la mise en place des conditions d'un rebond, selon le préfet de région et des acteurs locaux, à l'issue d'une réunion du comité stratégique régional.

Par Krystel Veillard avec l'AFP

Ce Pacte d'avenir, signé en décembre 2013 par le Premier ministre de l'époque Jean-Marc Ayrault, avait été lancé alors que la Bretagne traversait une période de restructurations drastiques, notamment dans l'agroalimentaire, un pilier de l'économie régionale, dans un contexte de colère et de manifestations des Bonnets rouges contre l'écotaxe.

Le pacte d'avenir, un an après


Un an après, "des choses ont marché, comme les mesures d'urgence" pour les salariés licenciés, mais "la région reste sous tension dans certains secteurs", dont la filière volailles, a déclaré ce mardi le préfet Patrick Strzoda, à l'issue d'une réunion du comité stratégique régional de la filière alimentaire, à Rennes.
La réunion, portant sur la mise en oeuvre du volet agricole et agroalimentaire, "traduit remarquablement le changement de posture de la Bretagne dans l'agroalimentaire et l'agriculture" depuis un an, s'est félicité pour sa part le président (PS) de la région, Pierrick Massiot, "il y a une réelle volonté collective de sortir l'agriculture et l'agroalimentaire par le haut". "Je peux vous garantir que la confiance est en train de revenir", a-t-il confié, en soulignant notamment la création d'une instance de dialogue social qui "traduit une volonté des entreprises, des exploitants et des syndicats de rechercher ensemble une véritable dynamique""Les objectifs sont là, l'énergie des acteurs est présente et les moyens seront au rendez-vous", a ajouté le président de la région Bretagne.

2 milliards d'euros pour les filières agroalimentaires et agricoles pour 2015-2020


Selon lui, ce sont, entre les fonds européens pour l'aménagement et le développement rural, les fonds publics et les fonds privés, quelque 2 milliards d'euros qui "devraient pouvoir s'injecter dans toutes ces filières agroalimentaires et agricoles" pour la période 2015-2020"Jusqu'à présent le pacte d'avenir ne (nous) parlait pas beaucoup mais maintenant on commence à toucher du concret", a assuré Jacques Jaouen, président de la chambre régionale d'agriculture. "Les Bretons se prennent en main et se disent : "maintenant on va travailler en même temps" mais pour autant, sur le terrain, "la confiance n'est pas revenue. Faut redonner cette confiance, c'est pas gagné, on a oublié de s'occuper des hommes et des femmes qui font ce métier là, certains le paient cash".

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