Bombe découverte à Lanmeur en 2013 : gardes à vue levées

Le 19 décembre 2013, les démineurs font exploser un engin placé devant la Perception de Lanmeur (29). Une revendication signée ARB Nevez a été trouvée sur place. / © MaxPPP
Le 19 décembre 2013, les démineurs font exploser un engin placé devant la Perception de Lanmeur (29). Une revendication signée ARB Nevez a été trouvée sur place. / © MaxPPP

L'homme et sa compagne qui avaient été interpellés lundi dans l'enquête sur un engin explosif accompagné d'inscriptions en breton, découverte fin 2013 à Lanmeur, dans le Finistère, ont été remis en liberté sans qu'aucune charge ne soit retenue contre eux.

Par Thierry Peigné

L'homme âgé de 30 ans et son amie de 44 ans, tous deux nés à Quimper, avaient été interpellés lundi matin en même temps que trois autres hommes sur commission rogatoire d'un juge anti-terroriste parisien. Les cinq avaient été décrits lundi par une source proche du dossier comme appartenant à "la mouvance nationaliste bretonne".

Trois avaient été remis en liberté sans qu'aucune charge ne soit retenue contre eux dans l'immédiat. Mais le couple, initialement en garde à vue dans les locaux du SRPJ de Rennes, avait été transféré mercredi à Levallois, siège de la sous-direction antiterroriste (SDAT) de la police judiciaire. L'homme et sa compagne ont été remis en liberté jeudi soir après 96 heures de garde à vue, sans qu'aucune charge ne soit retenue contre eux.

Cette enquête porte sur deux séries de faits: la découverte le 19 décembre 2013 d'un engin explosif devant le centre des finances publiques de Lanmeur et des jets de cocktails Molotov en juin contre les gendarmeries de Huelgoat et d'Uzel.

Le sigle ARB

A la fois à Lanmeur en décembre 2013, ainsi que sur les murs des gendarmeries visées en juin 2014, des inscriptions en breton avaient été retrouvées à proximité, et notamment le sigle ARB. La section anti-terroriste du parquet de Paris avait été saisie. En effet, le sigle ARB peut renvoyer à l'Armée révolutionnaire bretonne, organisation qui avait signé un certain nombre d'attentats à la bombe contre des trésoreries dans les années 1970, mais aussi à l'Argad résistance bretonne ("argad" signifie "à l'attaque", en breton), un mystérieux groupe qui avait revendiqué en novembre 2013 des attaques contre des radars routiers dans la région.

A lire aussi

Sur le même sujet

Les + Lus