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Le plan de continuation des hôtels “Les Gens de mer” validé par la justice

Le plan de continuation de l'Association pour la gestion des institutions sociales maritimes (Agism), qui gère les sept hôtels "Les Gens de mer", en redressement judiciaire depuis mai 2013, a été validé jeudi par le tribunal de grande instance de Paris.

Par T.P. avec AFP

Ce plan de continuation comprend la finalisation de la vente de l'établissement de Marseille, pour lequel un "compromis de vente devrait être signé dans les quinze jours à venir, huit licenciements, ainsi qu'une hausse des tarifs de 8%", a expliqué à l'AFP le secrétaire général de l'Agism Alain Guigonis.

"Une liquidation aurait été un échec mais là l'Agism va pouvoir continuer son activité. L'objectif était de sauver tous les emplois, là il y a malheureusement 8 licenciements", a regretté M. Guigonis, saluant toutefois "une grande étape de franchie".

Le comité d'entreprise demande lui "des mesures de reclassement pour les 8 personnes licenciées", a martelé Philippe Coppin, secrétaire du comité d'entreprise de l'Agism. "Un comité d'entreprise extraordinaire" va d'ailleurs être demandé très rapidement afin d'"obtenir davantage d'informations sur la décision qui a été rendue ce jeudi", a poursuivi M. Coppin.

Une institution reconnue

Les hôtels-restaurants portuaires "Les Gens de mer" sont une institution créée en 1946 pour accueillir, pour un coût modique, les marins en escale, français et étrangers, conformément à une longue tradition maritime. Ils se sont depuis ouvert à tous types de clientèle, mais la situation de certains établissements est précaire.

Placée en redressement judiciaire en mai 2013, l'Agism a depuis réduit ses effectifs de 160 à moins de 130 salariés. L'État, qui versait par le passé jusqu'à un million d'euros par an à l'association, via la Direction des affaires maritimes (DAM) et l'Établissement national des invalides de la Marine (ENIM), a supprimé son aide au début de l'année.
Propriétaire de plusieurs hôtels "Les Gens de mer", l'ENIM a déjà fermé l'établissement de Concarneau (Finistère) en 2013 et envisage de faire de même avec ceux du Havre (Seine-Maritime) et de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais).

Le cabinet du secrétaire d'État chargé des Transports, Alain Vidalies, avait assuré fin octobre que l'État "ne laiss(ait) pas tomber la mer" et qu'un "nouveau dispositif pour aider les foyers d'accueil des marins a été mis en place cette année", en concertation avec la Fédération nationale des associations d'accueil des marins (Fnaam).

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