Côtes d'Armor. Les salariés de Gavottes mettent un terme à leur grève. "On ne peut pas suivre financièrement"

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Écrit par Emilie Colin
L'usine Gavottes à Lanvallay, dans les Côtes d'Armor et dont les salariés se sont mis en grève pour dénoncer leurs conditions de travail
L'usine Gavottes à Lanvallay, dans les Côtes d'Armor et dont les salariés se sont mis en grève pour dénoncer leurs conditions de travail © V. Le Roux - France Télévisions

Des salariés des usines Gavottes de Lanvallay et de Taden dans les Côtes d'Armor étaient en grève depuis le 2 décembre. Ce lundi, le mouvement s'arrête car financièrement intenable. Les principales revendications n'ont pas abouti.

"La grève est arrêtée et strictement rien n'a avancé". Aurélie Le Fort, membre du CSE de l'entreprise Gavottes résume ainsi la situation, après quatre jours de mobilisation.

"Financièrement, on ne peut pas continuer" explique-t-elle. "Si on avait pu, on n'aurait pas lâché". Seule petite victoire de cette journée : les camions ont été empêchés de rentrer à Lanvallay et la boutique affichait portes closes. 

La semaine dernière, les salariés des sites de Taden et Lanvallay démarraient un mouvement pour protester contre leurs conditions de travail et réclamer une revalorisation de leur taux horaire. "Ce qui nous intéressait le plus c'était cette augmentation de 3% du taux horaire mais on a bien compris que ce ne serait pas possible. Les salariés étaient pourtant prêts à accepter que cette hausse soit étalée sur deux périodes, et pas octroyée en une fois. On avait fait un premier pas."

Selon Aurélie Le Fort, la direction évoque plutôt une augmentation de la prime d'intéressement à hauteur de 100 euros, "mais cela dépendra de notre cadence et notre productivité, ce n'est pas que nous voulions" dit-elle. "On nous a aussi laissé entendre que notre mouvement causait du tort à tous les autres salariés, des autres usines".

"On va digérer un petit peu, c'est décevant. L'an dernier nous n'avons pas eu cette prime d'intéressement car nous n'avions pas atteint les objectifs. Cela représente 300 € par personne", précise Véronique Gaultier, déléguée syndicale pour la CGT. Elle attend maintenant de voir si les engagements pris sur les conditions de travail, avec la mise en place de groupes de réflexion mèneront à quelque chose. 

La direction indique de son côté que "depuis le début du mouvement, Loc Maria Biscuits a tenu à maintenir chaque jour, avec la délégation syndicale en charge de cette négociation, un dialogue de qualité" et que "ces discussions ont permis à chacun d'exprimer ses besoins et ses attentes et d’ouvrir de nouveaux chantiers pour continuer à construire durablement Loc Maria Biscuits".

Les salariés reprendront tous le travail ce mardi à 6 h. 

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