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Lundi vert : le député breton Yannick Kergolot s'explique auprès des éleveurs

Yannick Kergolot, député des Côtes d'Armor.
Yannick Kergolot, député des Côtes d'Armor.

Au début du mois, cinq cents personnalités ont lancé un appel pour un Lundi vert, à savoir, une journée sans viande. Le monde agricole s'alarme. Sur notre plateau, Yannick Kergolot, député des Côtes d'Armor rassure les agriculteurs bretons.

Par Raphaëlle Besançon.

Ce lundi, sur notre plateau, Yannick Kergolot, député des Côtes d'Armor, défend le Lundi vert, une journée sans viande. " C'est avant tout un appel à la modération. Nous serons 9 milliards d'individus en 2050, il faut réfléchir à la façon de nous nourrir ", justifie-t-il.

Il est l'un des signataires de la tribune lancée sur Le Monde par 500 personnalités, le 2 janvier dernier. Parmi elles, Juliette Binoche, Isabelle Adjani, Stéphane Bern ou encore Yann Arthus Bertrand. Toutes s'engagent à ne manger ni viande ni poisson chaque lundi et appelle la population à faire de même.

En Bretagne, seul Erwan Balanant, député LREM du Finistère, s'est joint à Yannick Kergolot pour signer cette tribune.
 


Pourquoi diminuer la viande ?

L'idée, née en 2003 et relancée en 2009 par Paul McCartney, est de contrer les effets négatifs de la consommation de viande. 

L'impact écologique et la santé sont les premiers visés. Les cultures intensives qui nourrissent les élevages sont responsables de la déforestation. Cette nourriture de mauvaise qualité affaiblie les animaux et donc les consommateurs de viande. Plus une population mange de la viande, plus des maladies comme le diabète, les maladies cardiovasculaires, les maladies neuro-dégénératives augmentent.

Le Lundi vert ou Meatless Monday existe déjà dans 40 pays.
 

Les craintes du monde agricole

"Nos animaux ne sont pas malheureux, ils sont là, ils s'amusent, ils mangent, ils sont au chaud. Qu'est ce qu'on peut faire de mieux ", interroge Thierry Coué, président de la Fédération régionale des syndicats d'exploitants agricoles BretagneOn ne peut plus supporter d'être stigmatisés comme on l'est, alors que tous les jours, le monde agricole travaille ! "

Carole Joliff, présidente de la section porc de la FDSEA des Côtes d'Armor, s'est adressée à Yannick Kergolot : " Comment peut-on à se point piétiner son propre territoire et ses électeurs Monsieur le député ? " tâcle-t-elle.

L'agriculture et l'agroalimentaire ce sont aussi des emplois : 130 000 au total en Bretagne ( salaison, commerces, abattoir...). Yannick Kerdolot a donc tenu à rassurer les éleveurs : " Le lundi vert ne sert pas à pointer du doigt les agriculteurs. Je ne remets pas en cause le modèle agricole breton ! "

Un reportage de Séverine Breton et Thierry Bouilly :


Une demi-mesure 

Les éleveurs suggèrent de diminuer l'impact écologique, non en supprimant la viande, mais en achetant local. Se rapprocher des circuits courts permet en effet de diminuer les intermédiaires, les transports et favorise ainsi des moyens de distribution plus respectueux de l'environnement.

Yannick Kergolot ajoute que les consommateurs doivent, au maximum, choisir des distributeurs qui rémunèrent les agriculteurs au juste prix. Il prône : " une revalorisation des salaires des agriculteurs." Il soutient ainsi la loi Egalim qui oeuvre notamment dans le but d'établir des indicateurs de marché et des coûts de production par filière.
 

 

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