Le clarinettiste briochin Michel Aumont est décédé

Michel Aumont est mort ce dimanche matin à Saint-Brieuc. Il était reconnu par beaucoup d’artistes, comme un "créateur d’univers".

Michel Aumont est mort ce dimanche 31 mai
Michel Aumont est mort ce dimanche 31 mai © Frédéric LE FLOCH
Depuis plusieurs mois, luttant contre la maladie, il ne pouvait plus jouer de son instrument. La clarinette, qu'il n'avait pourtant jamais délaissée. Michel Aumont s'est éteint ce dimanche 31 mai. 


Ce grand clarinettiste a d'abord reçu une formation classique au conservatoire de Caen et a ensuite fait carrière en Bretagne, du côté de Saint-Brieuc. Il était reconnu par beaucoup d’artistes, comme un "créateur d’univers" explique Frédéric Le Floch, le producteur de l'Usinerie, qui l'a bien connu.
 

De nombreuses collaborations


Michel Aumont a commencé avec le groupe de musique BF15, avec lequel il a animé des dizaines de festoù-noz. 

Il a ensuite créé le Quintet clarinettes dans les années 80 qui mélangeait musiques traditionnelles bretonnes et musiques contemporaines. Le "compositeur-fantaisiste" a toujours aimé explorer toutes les possibilités acoustiques de la clarinette basse. 

De nombreuses tournées et créations suivront, notamment avec Louis Sclavis, Dominique A, Daniel Paboeuf (ex-Marquis de Sade) ou encore Emma La Clown et Sylvain Kassap. Au fil des ans, il s'est construit un parcours musical unique, jalonné de nombreuses collaborations. "Il a construit au fil des années une famille de musiciens autour de lui" selon les mots de Frédéric Le Floch, touché par le décès de ce grand homme, si "modeste" . 


L'inventeur d'une "grammaire" musicale


Michel Aumont crééra enfin le Grand orchestre armorigène.

Dans son dernier solo, "Le temps du rêve", le clarinettiste avait introduit des écritures contempo­raines, réinventé une "grammaire" qu'il qualifiait de "poétic', magic; mathématic'".
 
Michel Aumont solO Paimpol


Il se produira aussi dans de nombreux festivals, comme les Rencontres internationales de la clarinette populaires à Glomel, c'est là que le rencontre Frédéric Le Floch en 2014 : "c'était un musicien singulier qui a travaillé toute sa vie à créer son univers qu’il appelait ArmorigènE. C’était un homme modeste, un musicien au sens noble du terme". 

La Bretagne et les sonneurs bretons ont beaucoup marqué son écriture musicale : "les sonneurs Bretons l’ont nourri et lui ont permis d’explorer son instrument d’une autre manière. Comme un créateur, il a apporté sa vision des choses."
 

J’étais très fier de travailler avec ce monsieur -  Frédéric Le Floch


Il fait partie de ces musiciens qui ont marqué la musique, qui ont posé une signature dans l’univers breton, comme Jacques Pellen décédé récemment. "C'’était un visionnaire, explique Frédéric Le Floch, qui avait une vraie singularité, une personne qui marque".

Il dit aussi avoir beaucoup appris à son contact, sur la clarinette, sur son métier: "je peux dire que c’était un père spirituel pour moi". 


 
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