Elections régionales : niveau très faible de mobilisation et forte tentation d'un vote sanction

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A un mois du premier tour des élections régionales, le niveau de mobilisation des électeurs est faible et la tentation d'un vote sanction particulièrement forte. C'est ce que révèle un sondage réalisé du 30 octobre au 2 novembre 2015 par Ipsos pour France 3.

A un mois du scrutin, le niveau de mobilisation des électeurs est très faible. L'indice de participation calculé par Ipsos est de 40%, un chiffre nettement inférieur à la participation aux élections régionales de 2010 (46,3%). Il est plus élevé à droite (51%) qu'à gauche (44%). La tentation d'un vote sanction est particulièrement forte et produit un rapport de force électoral très défavorable au PS.

L'UMP en tête des intentions de vote


Les listes UMP arrivent nettement en tête des intentions de vote des Français (32%). Elles devancent de 6 points les listes du Front National (26%) et de 12 points le Parti socialiste (20%) qui préside aujourd'hui la quasi-totalité des régions françaises. Les listes du Front de gauche ou d'Europe-Ecologie/Les Verts obtiennent 12% des suffrages.

Le chômage, les impôts et l'insécurité déterminants du vote


L'épisode sur les impôts locaux des retraités a très certainement renforcé la tentation du vote sanction. D'ailleurs, les impôts et les taxes arrivent en deuxième position dans les déterminants du vote après le chômage et 10 points au-dessus de l'insécurité. Autre élément qui participe à affaiblir le PS : le bilan des Conseils régionaux est loin de faire l'unanimité. 35% des Français sont incapables de se prononcer et surtout, les mécontents (39%) sont plus nombreux que les satisfaits (26%).

Une mauvaise perception de la réforme territoriale


La réforme territoriale laisse également les Français circonspects, surtout dans les régions fusionnées. Les bénéfices attendus (économies, taille critique) ne semblent pas évidents pour une majorité de nos concitoyens. En revanche, plus de six sur dix craignent que cette réforme se traduise par moins de proximité et une dilution de l'identité des régions.

Sondage : Les Français et les élections régionales