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Vaccins : un débat qui continue de piquer

© PHILIPPE DESMAZES / AFP
© PHILIPPE DESMAZES / AFP

La vaccination des enfants voit des changements. La Ministre de la Santé a tranché la semaine dernière : onze vaccins seront obligatoires à partir du 1er janvier 2018, au lieu de trois. Le Professeur Pierre Tattevin, spécialiste des maladies infectieuses au CHU de Rennes revient sur cette mesure. 

Par Emilie Colin

Les vaccins suscitent de plus plus la défiance. Selon une étude, 69 % des Français disent leur faire confiance. Notre pays fait partie des plus sceptiques. Certains remettent en cause leur efficacité, leurs conséquences et effets secondaires tandis que d'autres avancent l'arguement du lobby pharmaceutique. En janvier 2018, onze seront désormais obligatoires, une mesure qui n'a pas manqué de faire réagir. 

Un rapport bénéfices / risques clairement favorable


Le Professeur Pierre Tattevin, spécialiste des maladies infectieuses au CHU de Rennes détaille la nouvelle mesure voulue par le gouvernement.

Nouvelles mesures concernant la vaccination : entretien avec le professeur Tattevin
Professeur Tattevin, spécialiste des maladies infectieuses au CHU de Rennes


Les nouveaux vaccins obligatoires


Jusque là, trois vaccins étaient obligatoires : celui contre la diphtérie (depuis 1938), contre le tétanos (depuis 1940), et contre la poliomyélite, maladie très contagieuse provoquée par un virus appelé "poliovirus" qui envahit le système nerveux et peut entraîner des paralysies irréversibles (depuis 1964). Ils font l'objet d'un vaccin commun, le DTP. 

Viennent complèter la liste : celui contre la coqueluche, contre les oreillons, contre la rougeole, contre la rubéole, contre l'hépatite B, contre la bactérie Haemophilus influenzae. Répandu dans les voies aériennes, ce micro-organisme est l'une des trois causes principales de méningite (une infection grave des enveloppes entourant le cerveau) chez l'enfant de moins de cinq ans. Enfin, il faudra aussi faire celui contre le méningocoque C, et contre le pneumocoque. 

La loi indique que les parents qui refusent la vaccination obligatoire encourent jusqu'à six mois de prison et 3750 d'euros d'amende. La ministre de la santé a expliqué qu'elle envisageait à ce sujet "une clause d'exemption" car elle veut avant tout "rendre la confiance aux Français". 



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