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Violences faites aux femmes : le médecin généraliste, souvent le premier interlocuteur

© JP Amet - MaxPPP
© JP Amet - MaxPPP

1 femme décède tous les 2,7 jours sous les coups. 122 décès étaient rapportés en 2015 dont 5 en Bretagne. Bien souvent, les victimes de violences conjugales se tournent vers leur médecin généraliste, avant de déposer une plainte car il est d'abord le plus accessible, et discret.

Par Emilie Colin

30 % des femmes victimes de violences conjugales consultent en premier lieu leur médecin généraliste, avant même de déposer une plainte. Ce chiffre a été dévoilé lors de l'ENVEFF (Enquête Nationale sur les Violences Envers les Femmes en France). Dans de très rares cas pourtant, la plainte suit. Pour le médecin confronté à ce genre de situation, la frontière est mince entre une prise en charge sociale et médicale, il doit donc mobiliser plusieurs ressources. 

Écouter, dépister, orienter


Le médecin généraliste apparaît en première ligne et endosse un rôle essentiel, comme le rappelle le Docteur Thierry Labarthe, de l'URPS de Bretagne (union régionale des professionnels de santé et médecins libéraux de la région Bretagne)

Rôle du médecin généraliste dans les violences faites aux femmes
avec le Docteur Thierry Labarthe

Les violences conjugales, au-delà de la violence physique


L’OMS (organisation mondiale de la santé) définit les violences conjugales dans son rapport de 2002 sur les violences comme

Tout comportement dans une relation intime qui entraîne un préjudice d'ordre physique, psychologique ou sexuel, incluant les agressions physiques, violences psychologiques, rapports sexuels forcés, ou tout acte d'emprise sur la personne dans le but de l'isoler, de limiter ses mouvements ou son accès à l'information.
 

Ce phénomène est présent dans toutes les régions du monde, quel que soit le milieu social, économique, culturel ou religieux. Si les violences conjugales ne se résument pas aux violences faites aux femmes, elles représentent néanmoins l’écrasante majorité des victimes (entre 90 et 95% selon l’OMS). Près de 223.000 femmes sont victimes de violences conjugales chaque année et 84.000 subissent un viol ou une tentative de viol.

Moins d'une femme sur 10 porte plainte en moyenne.


Les contacts indispensables, en cas de violences

  • Le numéro national : 3919
  • Les associations locales comme le CDIFF 35 joignable au 02 99 30 80 89
  • L'ASFAD (centre pour femmes en difficultés) joignable au 02 99 59 60 01



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