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Chevaux de bataille, une épopée normande

En août 1944, dans la poche de Chambois qui fut le théâtre de la dernière opération de la bataille de Normandie. / © Imperial War Museum of London
En août 1944, dans la poche de Chambois qui fut le théâtre de la dernière opération de la bataille de Normandie. / © Imperial War Museum of London

En 2014, la Normandie sera au cœur de trois événements majeurs : les Jeux Mondiaux Équestres, le Centenaire de la Grande Guerre et le 70ème anniversaire du Débarquement. Triptyque dont le cheval est le lien sur sa terre d’élevage historique et indéfectible, la Basse-Normandie.

Par Emilie Colin

Samedi 12 octobre à 15h20, "Chevaux de bataille, une épopée normande" écrit par Pascal Vannier et réalisé par François Hérard, évoque la place du cheval dans la vie de l'homme, et le rôle qu'il a tenu pendant les conflits armés, devenant alors lui-même une arme.

Depuis plus de 10 siècles, le cheval fait la vie des Normands, naisseurs et utilisateurs. Aujourd’hui, pour leurs loisirs, la compétition et les courses. Hier dans le quotidien des champs et des transports. Autrefois encore dans les grands conflits de l’Histoire. Guillaume, le cavalier, Guillaume le Conquérant s’empare de la nation du cheval, l’Angleterre, grâce à ses destriers, acquis notamment aux grandes foires de Lessay et de Falaise. Les campagnes napoléoniennes, la guerre de 1870 et la Grande Guerre ont fait des haras de Saint-Lô dans la Manche et du Pin dans l’Orne des « usines à chevaux de guerre ».

Plusieurs races lancées au combat

Le demi-sang, qui est à la fois le « trotteur de compagnie » et le coursier des hippodromes mais aussi le cheval de selle, est le sacrifié de 14/18, où un cheval tombe en même temps que deux hommes, sur le front du Nord. L'auteur de "Le Point de vue animal",  Eric Baratay, revient sur cette période de la Grande Guerre. Autre race, le Percheron, première célébrité des équidés de Normandie, né, en partie, des souches arabes laissées par la défaite des Sarrazins à Poitiers en 732. Deauville s’installe comme capitale du pur-sang dès la moitié du XIXème siècle et paiera, plus tard, ce privilège, dès les premières heures de l’Occupation de 1940. Des grands haras détenus, notamment par Marcel Boussac, le « roi du coton », la famille Rothschild, ou le plus Deauvillais des Américains, Ralph Beaver Strassburger, verront leurs meilleurs étalons déportés en Allemagne, sur ordre de hauts dignitaires du IIIème Reich. Altefeld, dans la Hesse, fut l’un des haras choisis.

Tous les chevaux ne rentreront pas en Normandie après la guerre, là, où le Débarquement puis la débâcle allemande provoqueront de nombreuses destructions et de pertes au cœur de l’élevage normand, au cœur de toutes ses races. Ce sont des sagas de chevaux qui nous emmènent vers les hommes et leur histoire commune. Ce sont des archives inédites, papier, photographiques, filmées par les Actualités et des amateurs, des toiles de maîtres appartenant au patrimoine régional, qui aideront à raconter une histoire méconnue d’une filière équine restée, aujourd’hui, la première de France ; portée aussi par une reconnaissance internationale.

"Chevaux de bataille, une épopée normande", un film de Pascal Vannier et François Hérard
Une coproduction France Télévisions / TGA Production et Equidia

Ce film sera rediffusé le jeudi 17 octobre, à 8h50 dans la case horaire "Des histoires et des vies".

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Réaction de Laurence Maillart-Méhaignerie, signataire de la tribune. Députée LREM de la 2e circonscription d'Ille-et-Vilaine