• FAITS DIVERS
  • SOCIÉTÉ
  • ECONOMIE
  • POLITIQUE
  • CULTURE
  • SPORT

HD, l'heure du débat

Heure de l’échange, de la réflexion autour de questions de société, pause nécessaire pour prendre du recul sur l’actualité, mais aussi mettre l’accent une fois par mois (le dimanche à 11 h ) sur un sujet qui vous concerne.
Logo de l'émission HD, l'heure du débat

L’emploi en Bretagne : ce que vous en dites

Qui l'eut crû? la métallurgie recrute. Et pas que des hommes.
Qui l'eut crû? la métallurgie recrute. Et pas que des hommes.

« hd, l’heure du débat », vous donne la parole. Sur le thème des initiatives pour l’emploi en Bretagne, vos idées étaient les bienvenues pour enrichir le débat à l’antenne. Sécurité de l’emploi, priorité, assouplissement du code du travail : voici ce que vous en dites.

Par Stéphane Grammont

"hd, l'heure du débat", est diffusé ce samedi 12 mars à 11h sur France 3 Bretagne.

La sécurité de l’emploi, une idée dépassée ?


Non, pour la plupart des personnes qui ont répondu à notre questionnaire, la sécurité de l’emploi reste d’actualité, car « elle permet l’accès à l’achat d’un bien immobilier autre « (Corinne, Saint-Gérand).

Philippe pense d’ailleurs que « la création d’emploi n’a jamais été liée à la flexibilité. Au contraire, voyez nos voisins Allemands ».

Pour Yvonne, enfin, la sécurité de l’emploi « signifie salarié serein, donc productif, au bénéfice de l'entreprise et de la société dans son ensemble, avec moins d'arrêts de travail »

la sécurité de l’emploi n’est pas une idée dépassée mais on a tendance à faire comme si


Mais, « pour plusieurs raisons, les gens ont envie à certains moments de leur vie de faire plusieurs expériences professionnelles sans être pénalisés par le fait de ne pas avoir d'allocation chômage à la fin » rappelle Christelle, de Paimpol.

D’ailleurs, déplore Frédéric, « aucun emploi n’est plus en sécurité ». « Ce n’est plus comme avant, où les ouvriers étaient sur la corde raide. Aujourd’hui tout le monde est concerné » explique-t-il.

Enfin, conclue Nora, de Rennes, la sécurité de l’emploi « n’est pas une idée dépassée mais on a tendance à faire comme si. »


Face au chômage, que feriez-vous en priorité ? Et en Bretagne en particulier ?

Les internautes qui se sont prêtés au jeu de notre questionnaire ont des idées. Plusieurs reviennent lorsque l’on a demandé quel serait leur priorité pour l’emploi.

Faire des efforts en matière de formation professionnelle, qui est d’ailleurs de la compétence du conseil régional, revient dans plusieurs réponses.

Il faut « mieux cibler les formations et pouvoir les proposer à tous les chômeurs et surtout en début de chômage » propose Corinne, tout en développant les aides aux TPE, « car du travail en TPE il y en a, mais la masse salariale est bien trop élevée pour permettre une embauche quelconque ».

un retour aux sources

Jean-Jacques, de Rennes, est d’accord pour « adapter la formation continue qui brasse des milliards d'euros pour peu de résultats ». Alan, lui, préconise de ne pas « déscolariser des jeunes sans formation ou sans perspective d'emploi ».

Olivier, de Guingamp, a une piste précise pour la formation. « Proposer un éventail de formations plus important dans chaque centre de formation au lieu de tout centraliser dans une ville comme Loudéac dans les côtes d'Armor (transport à l'AFPA), Commerce et TIC à Langueux (AFPA), Formation Professionnelle d'Adultes à Vannes ou Rennes (AMISEP). »

Les nouveaux débouchés sont aussi des pistes à explorer. « Ouvrir des secteurs orientés sur le respect de la nature (nettoyage des rivières, notamment), entretien (travaux) et relooking des intérieurs chez des personnes défavorisées » propose Christelle, qui appelle de ses vœux à ce que les élus locaux soient plus impliqués sur cette question.

Olivier, lui, préconise une "territorialisation par Pays des politiques de l'emploi, articulant les interventions publiques et mobilisant société civile (syndicats de patrons et salariés, société civile et acteurs de l'insertion, de l'économie sociale et solidaire)", citant l'expérimentation Territoires Zéro Chômeur qui fait l'objet d'un reportage dans l'émission "hd, l'heure du débat".

Morgane souhaite « un retour aux sources », comme « stopper les grandes surfaces et relancer des petits commerces » par exemple. Nora, elle, souhaite « un modèle social plus solidaire ».

Partager le temps de travail

« Pourquoi détricoter le code du travail afin que l'employeur puisse faire faire plus d'heures supplémentaires, alors que les chômeurs ne demandent qu'à vivre de leur travail et non pas d'indemnités » se demande Yvonne, citant « l'autre projet » de 18 juristes et présenté dans Libération.

« Je réduirais le temps de travail des salariés afin de le redistribuer vers les demandeurs d'emploi. Je chercherais à réduire les écarts de salaires afin de redistribuer les "richesses" de certains salariés vers les moins bien payés au sein de chaque secteur, branche d'activité etc » explique Séverine, parmi d’autres idées comme « un bilan de compétences automatique pour chaque demandeur d'emploi à partir de 6 mois de recherches infructeuses ».


Pensez-vous qu'assouplir le code du travail soit une solution pour l'emploi ?

Ce code du travail, dont l’évolution fait l’objet de la loi, contestée, de Myriam El Khomry, a également été questionné.

Pour Corinne, « c'est la porte ouverte au grand n'importe quoi et aux excès des grandes Multinationales ou des grands groupes Internationaux. »

Pourquoi vouloir supprimer « tout ces avantages sociaux » acquis par « nos grands parents » se demandent Julie.

« Aucun assouplissement du code du travail ne permettra jamais la création du moindre emploi » prévient Philippe, car l’emploi dépend avant tout de « l'adapation, par l'entreprise, à une demande d'un produit ou d'un service sur un marché ».

Nora, elle, est partagée. « Cela dépend ce qu'on entend par "assouplir" » explique-t-elle. « S'il s'agit de détourner l'attention des gens, d'augmenter les inégalités ou de ne pas répondre aux problèmes sur le long terme, NON. S'il s'agit de prendre en compte les changements sociétaux qui impactent le travail et d'y répondre (amélioration de la formation, piste du partage du temps de travail, du revenu minimum universel, se questionner sur la fin du salariat?, etc.), OUI! »

Oui également pour Alan, pour qui « plus de flexibilités pour l’employeur et l’employé dynamisera tout le monde ». mais, nuance Pierre-Yves, « de façon mesurée, avec parcimonie et intelligence ». 

A lire aussi

Pierre Karleskind, élu eurodéputé LREM