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Aude Picault, auteur de Transat, aime la déesse Iemanja et les mythes grecs

Aude Picault, auteur de Transat
Aude Picault, auteur de Transat

Trentenaire au trait agile, Aude Picault est de cette génération d’auteurs révélés par leur blog. Du jour au lendemain, elle a plaqué sa planche hebdomadaire publiée dans Voici pour réaliser une transatlantique et remplir six carnets de croquis. Un entretien exclusif avec l’auteur.

Par Aline Mortamet

Aude Picault a été révélée au grand public par ses dessins publiés dans la presse people, avec son personnage d'Eva qu'on retrouvait chaque semaine dans Voici. Graphiste issue des Arts Décoratifs, elle a partagé son oeuvre entre le dessin de presse et dans le livre pour enfant. Auparavant, elle fut aussi tromboniste dans la formation funk, Les Ouiches Lorènes. En 2009, elle publie Transat, où elle plonge corps et âme dans l'univers infini du monde maritime. 

Qu'est-ce qu'évoque la mer pour vous?
Un infini.

Comment définiriez-vous sa couleur?
Vivante, du blanc nacré au bleu nuit.

Qu'emporteriez-vous sur une île déserte?
Un couteau, de l'eau potable, ce qu'il est nécessaire d'emporter pour survivre.

Quels livres notamment?
J'emporterais plutôt des carnets à dessin et des crayons.

Quelques planches signées Aude Picault



Quels sont les auteurs qui vous ont le plus marquée?
Il y en a tellement, dans différents domaines. En vrac : Sophocle, Zweig, Conrad, et Chatwin.

En bande dessinée ?
La construction et la clarté d'Hergé, la liberté de dessin de Blutch et le fait de s'utiliser soi-même comme matériau à la façon de Trondheim ou Sfar.

Quels sont les récits qui ont marqué votre enfance?
Les contes européens et russes, les mythes grecs.

S'il fallait retenir un héros du monde maritime, qui serait-il?
Iemanja, une divinité aquatique d'origine africaine. Issue des traditions religieuses des Yorubas (une ethnie africaine, principalement localisée au Nigeria), elle est à la fois la protectrice des femmes, et la mère de toute chose vivante.

Au delà, relire un entretien à découvrir, où l'on apprend qu'Aude Picault est toujours habitée par des images de paysages savoyards, bretons, et mayennais, et qu'elle se souvient surtout de deux livres d'enfant : une histoire de lapin échappant à un renard par le camouflage, et celle d'un chien marin en ciré jaune qui finit par échouer son bateau en bois. 

Pour aller plus loin

Au départ, Aude Picault a démarré à compte d'auteur, Moi je (sélectionnée au Festival d’Angoulême 2006) Josée, avant même la fin de ses études en 2005, et Papa en 2007. Puis elle découvre la "top" célébrité dans Voici, avec sa chronique d'Eva, une jeune femme qui se cherche désespérément (publiée de 2006 à 2008). Et avec plusieurs albums jeunesse qui sortent dans la même période: Le crocovoleur de doudous, L'ours et les souris, Trop loin!

Il y aura ensuite Les Mélomaniaks (en 2008 et 2010), Chicou chicou (2008, album collectif), Transat (2009) Comtesse (2010, une façon de relever le défi lancé par les Requins Marteaux de réaliser une bande dessinée pornographique de qualité), et Fanfare (2011, une manière de concilier son goût du trombone et de la BD). Découvrez le site d'Aude Picault, avec un coup de coeur tout particulier pour cette amusante et distrayante animation...

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