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Littoral - Le magazine des gens de mer

Le dimanche à 12 h 55, rediffusé nationalement le mardi à 9 h 20
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Bateaux en fêtes

Un livre de Bernard Kerébel

Une chronique écrite par Aline Mortamet

Par Emilie Colin

Bernard Kerébel a choisi… de ne pas choisir entre le plus petit canot et le plus fameux quatre-mâts, les goélettes, clippers et tous les sloops… Ce catalogue du patrimoine maritime nous apparaît dès lors comme une jolie collection qui a su traverser les siècles et les mers, sans hiérarchie ni podium à l’arrivée.

A chaque navire, son texte de présentation court, mais bien documenté. Et au final, on découvre un inventaire de plus de soixante-dix bateaux traditionnels. Tous ces amis que l’on a l’habitude d’admirer dans les grands rassemblements maritimes, et qui ont tous leur morceau d’histoire et de bravoure.

D’abord, il y a ceux qui se sont rendus célèbres par leurs navigateurs. Pas forcément les plus beaux bateaux, mais ceux qui nous parlent le plus… à nous, gens de mer. Ainsi, Pen Duick avec à son bord un Eric Tabarly superbe, élu marin préféré des Français au XXème siècle. Ainsi aussi, le Rara Avis, avec le malicieux père Jaouen en guise de capitaine : ce prêtre du nord Finistère qui fut l’un des premiers à monter un projet de réinsertion pour les jeunes en difficulté en pleine mer.

Puis, il y a ceux qui font ressurgir nos rêves de gosses. Comme le HMS Rose, mythique frégate de combat construite en Angleterre en 1757, reconstruite au Canada en 1970… et grande héroïne du film Master and Commander du réalisateur Peter Weir. Tout comme l’australien Endeavour, l’ex du capitaine Cook…

Enfin, il y a ceux qui nous attendrissent, simplement parce qu’on les trouve sympas, mignons ou loufoques… Et ce sont là des choix difficiles à justifier… mais parfaitement assumés ! On se lance avec le Pippilotta, au nom un peu rigolo, et à l’allure un peu ventrue, mais voilà. C’est aujourd’hui un navire-école en Allemagne. Ou le Matthew, avec sa drôle de poupe carrée, et sa proue toute ronde.

Concluons par notre coup de cœur (totalement subjectif, forcément) qui élit donc le Joshua : c’est le ketch qui fut construit en 1968 à la demande de Bernard Moitessier. Celui à bord duquel il était en position de gagner la première édition du Golden Globe (course en solitaire et sans escale), mais il préféra repartir sans franchir la ligne d’arrivée. « Parce que je suis heureux en mer et peut-être aussi pour ne pas perdre mon âme » dira le navigateur. Jolie philosophie…

Marines Editions - 29 €

Interview François Floret