Littoral - Le magazine des gens de mer

Le dimanche à 12 h 55, rediffusé nationalement le vendredi à 8 h 10
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Cisailles et viscères

Les scientifiques travaillent d’arrache-pied pour trouver de nouveaux médicaments à partir des déchets des criées. A Concarneau, un taxidermiste s’acharne à rendre immortels des poissons qu’il empaille.

Par Sophie Bourhis


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Cisailles et viscères
A 3'12. De l’arête à la gélule.
Plusieurs équipes bretonnes travaillent sur la valorisation des « co-produits de la pêche » : comment transformer intelligemment les déchets de filetage, tels que les arêtes, les viscères, et… les " faux poissons " (ceux qui sont trop petits, donc inconnus des consommateurs). Derrière ces recherches, l'idée est de détecter ceux qui peuvent avoir une action positive sur les maladies cardio-vasculaires, la tension artérielle ou l'ostéoporose. Ainsi, par exemple, implantée à Quimper, Polaris a été au niveau mondial pour ses travaux sur les lipides nutritionnels, et notamment les Oméga 3. A l’hôpital de la Cavale Blanche de Brest, les médecins commencent même à communiquer sur les bienfaits que ces produits ont pour la santé. À l’heure où l’on s’inquiète tant de la destruction de la ressource, la découverte de la filière de valorisation des déchets de la mer apparaît comme une aubaine. Et la filière est en plein essor.
Réalisation : Gérard Uginet

A 13'05. Le silence des poissons.
Au musée de la pêche de Concarneau, dans un tout petit atelier, un homme se plait à empailler des poissons toute la journée. Bernard Bourlès, inventeur de cette discipline, en est même devenu le spécialiste européen. Petit, il empaillait des oiseaux pour les offrir à ses professeurs. Aujourd'hui, la naturalisation des poissons occupe toute sa vie puisqu'il ne va en vacances que sur des rivages lointains  à la recherche de poissons inconnus qu'il rapporte pour les rendre empaillés à des pêcheurs ou des musées européens. Rencontre avec un mordu des poissons pas comme les autres, qui manie les lames et les cisailles avec des faux airs de Dexter, dans la lumière froide des laboratoires...
Réalisation : Caroline Rubens

A 21'48. Les belles englouties, le Kleber.
C’est un incontournable ! De par sa taille d’abord, l’ancien cuirassé mesurait près de 130 mètres de long, et par son intérêt comme site de plongée ensuite. Qu’ils l’aient visité ou non, tous les plongeurs brestois connaissent l’épave du Kléber. Un navire qui se mérite car il est relativement loin et profond : il gît à plus de 40 mètres de profondeur. Pour nous le faire découvrir : Alain Carnot, un Brestois d’une quarantaine d’années qui connaît cette épave comme sa poche.
Réalisation Christian Roche. Images sous-marines : Jacques Le Lay

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