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Littoral

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Embarquez, Tourneboulez !

A Nantes, les chantiers Dubigeon sont remplacés par des monstres marins, dignes d’un décor de Jules Verne. En mer, les marins sont humbles, souvent, et superstitieux, toujours…

Par Jonathan Pasqué

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Embarquez, Tourneboulez !
A  2'17. Tournez manège.
A Nantes, les chantiers Dubigeon – qui ont notamment construit le Belém – cèdent depuis plusieurs années la place à un chantier d’un tout autre genre : un carrousel de monstres marins qui se construit en lieu et place de ce haut lieu de la mémoire ouvrière ligérienne.
Ces bords de Loire se sont progressivement dédiés au spectacle de rue, symbolisé par l’éléphant géant de Royal de Luxe. Et l’été prochain, le célèbre pachyderme conduira donc ses passagers vers le nouveau carrousel, un manège peuplé d’animaux féeriques qui rappelle l’univers de jules Verne.
Ici furent construit et lancés les fleurons de la navale Nantaise, dont on retrouve la mémoire dans la maison des hommes et des techniques, un musée animé par les anciens du chantier Dubigeon, qui se battent pour que le site de l’ile de Nantes ne se transforme pas en parc d’attractions.
Pour les nouveaux troubadours de l’atelier des machines, la construction des mondes marins accompagne la mutation de la ville. Mieux, elle symbolise la  nouvelle vocation artistique et ludique de l’île de Nantes. Conflit de générations, entre anciens et modernes…
En 1987, la fermeture du chantier Dubigeon avait été vécue comme un traumatisme par la population nantaise.
C’est ici que furent construit le Belem, les grands trois mats barques, des sous marins, des navires qui firent la fierté de la navale nantaise.
Réalisation : Ariel Nathan


A 16'25. Les remparts de la peur.
Il y a trois sortes de gens : les morts, les vivants, et ceux qui sont en mer… disait Platon.
Pendant des millénaires, ces hommes qui devaient s’aventurer au creux de l’océan ne le faisaient qu’avec la plus grande crainte et se bardaient nécessairement de toutes les superstitions car elles étaient le seul rempart contre les peurs.
Il s’agit là d’une évocation, d’un voyage au cœur de ces présages marins en voie de disparition. Il y a les nuits tombées sur le port, les intersignes qui sont véhiculés sur les quais, et tous les grigris qui nous protègent à bord… Les mœurs ont certes changé, mais les peurs, elles, subsistent indéniablement.
Corentin Pichon est parti à la recherche de ces croyances aux Glénans, près de Lampaul-Plouarzel, ou aux abords du Guilvinec, et a rencontré des superstitieux et des réticents, des cartésiens et des croyants…
Réalisation : Corentin Pichon

A 22'27. Nos 20 ans, La grande pêche
En décembre 1993, Littoral rendait hommage aux derniers terre-neuvas, en rediffusant un reportage de Louis Marie Davy et Jacques Boulen.
Le tournage avait eu lieu en février 1981. Depuis bientôt deux mois, le Victor Pleven pêche la morue sur les eaux canadiennes, au sud-ouest de terre Neuve. C’est le dernier armement de Saint-Malo à partir pour des campagnes si longues et si lointaines… Avec 56 marins à son bord. En pied. En 1981, la protection de la ressource n’en était qu’à ses débuts. Ces très excessifs traits de chaluts allaient bientôt sonner le glas de la grande pêche.
Reportage : Louis-Marie Davy / Jacques Boulen