• FAITS DIVERS
  • SOCIÉTÉ
  • ECONOMIE
  • POLITIQUE
  • CULTURE
  • SPORT

Littoral - Le magazine des gens de mer

Le dimanche à 12 h 55, rediffusé nationalement le mardi à 9 h 20
Logo de l'émission Littoral - Le magazine des gens de mer

GI’s noirs et oubliés. Diffusé le 7 juin.

Ce film raconte l’histoire de ces 8000 soldats noirs américains dont le rôle a souvent été oublié dans les récits officiels de la Libération, alors qu’il fut majeur et essentiel.

Par Sophie Bourhis

A l’heure où le port de Cherbourg vit au rythme du débarquement américain, et des libertyships, les GI’s de couleurs sont au cœur du dispositif. Une histoire méconnue, racontée grâce à la redécouverte d’archives exceptionnelles et inédites.

GI’s noirs et oubliés. Un film écrit par Pascal Vannier, réalisé par Jean-François Claire.
Une Coproduction Tarmak Films.
Juin 1944, le port de Cherbourg devient le phare du monde après sa libération.
Le seul port en eau profonde accessible à tout instant du jour et de la nuit au nord de la péninsule du Cotentin a été méticuleusement saboté par les Allemands pour être rendu inutilisable. Mais le Génie américain va en ressusciter une partie, en un temps record, après l’avoir déminé, non sans difficultés. Le 17 juillet 1944, le premier navire de ravitaillement américain d’une série qui fera date, un libertyship, mouille dans la grande rade de Cherbourg. Les Américains s’installent pour plus d’un an avec des dizaines de milliers d’hommes dont les bataillons portuaires formés de soldats noirs, qui vont s’avérer être des as de la logistique. Sur le port lui-même mais aussi  sur les routes de ravitaillement du front via la célèbre Red Ball Highway.
Les bataillons vivent au rythme de l’arrivée de plus en plus fréquente des libertyships. A raison de 12 heures par jour, ils mènent un incessant ballet devant la plage Napoléon (devenue aujourd’hui la plage verte) à bord des Duwcks, véritables abeilles de la mer dont les allées et venues symbolisent la dimension pharaonique de la logistique américaine. Au volant de milliers de camions, les chauffeurs sont aux trois-quarts afro-américains. Les soldats de couleur ne servent pas dans les unités de combats, marque de la ségrégation qui existe alors dans les forces américaines. 6000 camions seront capables d’emmener à grande vitesse 12 500 tonnes de ravitaillement par jour. En tout, ce sont  neuf bataillons portuaires qui sont affectés à une tâche quotidienne éreintante. Et comme l'écrit l’historien Stéphane Lamache : « Le sacrifice de ces hommes ne se traduit pas par le sang versé mais plutôt par l’abnégation et la ténacité dont ils font montre.» En quelques escales photographiques du Cherbourg d’aujourd’hui, c’est une déambulation historique reposant sur des images de 1944 et 1945 que ce film vous propose, sur les lieux essentiels de cette présence américaine des années de guerre à Cherbourg. Une histoire oubliée à l’image du rôle joué par ces 8000 soldats noirs qui ont su également participer aux réparations du réseau électrique, ferroviaires et accueillir les milliers de blessés rapatriés du front. A l’automne 1944, Cherbourg est devenu le premier port du monde et restera sous tutelle américaine jusqu’au 17 octobre 1945, date officielle de sa restitution aux autorités françaises.
Littoral du 7 juin

 

Paddle Trophy à Vannes : hommage aux sauveteurs de la SNSM

Aidez-nous à améliorer notre site en répondant en trois minutes à ce questionnaire.

Commencer