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Littoral - Le magazine des gens de mer

Le dimanche à 12 h 55, rediffusé nationalement le vendredi à 8 h 10
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La troisième race

Un livre d'Hervé Récanati

Une chronique écrite par Isabelle Rettig

Par Emilie Colin

« Il y a trois races d’hommes : les morts, les vivants… et ceux qui vont sur la mer ! » Cette phrase que l’on attribue à Aristote, Platon, Socrate ou même Victor Hugo, Hervé Récanati l'a fait sienne  en racontant l’histoire de cette petite poignée d’hommes qui, en octobre 1978 étaient quelque part en mer Méditerranée. Une histoire à peine croyable, à découvrir intégralement sur son blog !

A ne pas rater, notre émission spéciale samedi 5 novembre à 16H15

L'histoire commence avec le défi que se lancent trois jeunes Bourguignons, copains de lycée: rallier Rio de Janeiro, au Brésil, à bord d’un vieux voilier en bois, le Lona IV. Le bateau est un ketch construit en 1917. Plutôt que laisser pourrir le long d’un quai à Nevers, ils décident de le racheter et le restaurer… Ils ont alors une vingtaine d’années, des images et des rêves plein la tête. Et à l’automne 1978, ils embarquent! Pour leur voyage, les trois garçons, se sont octroyés un compagnon : un chien prénommé Dick.

Le Naufrage

L’aventure va très vite tourner court. Une nuit d’octobre, le bateau est pris dans une effroyable tempête aux larges des côtes algériennes. Mitou, Michel et Didier croient leur dernière heure arrivée.  Mais la chance, dit-on, sourit aux audacieux et le hasard fait souvent bien les choses.
Cette nuit là, un cargo soviétique, le Mokhni, navigue dans le secteur. A la passerelle, un  homme veille. Il s’appelle Ülo Kirt, il est second maître à bord, et a déjà subi des naufrages au cours de sa carrière de marin. Soudain, dans la nuit et la tempête, il aperçoit la fusée de détresse que viennent d’envoyer les trois jeunes français. Le Mokhni se rapproche et découvre un voilier qui se disloque et sur le pont, les hommes d'équipage en bien mauvaise posture, et un chien…

Un incroyable sauvetage

Sous la houlette de leur capitaine Aleksei Seppen, les 23 marins du Mokhni vont tout faire pour sauver les trois hommes et leur compagnon d’infortune, mettant en péril leurs vies et la sécurité de leur navire. Ce soir là, Mitou, Michel et Didier ont croisé  des marins d’exception  mais surtout des hommes de cœur qui vont leur sauver la vie.
Deux jours plus tard, les trois Français retrouvent la terre ferme en Espagne. Le Mokhni lui poursuit sa route. Pendant près de 30 ans, l’équipage soviétique et les jeunes rescapés ne parviendront jamais à renouer le contact. Car la guerre froide bat son plein, et il n'est pas question de favoriser le dialogue entre l'est et l'ouest.

La quête de l’impossible

Pendant 30 ans, chacun a donc suivi son chemin. Pas de nouvelle des Soviétiques, mais du côté des trois Français, chacun a tenté de réaliser son rêve: Michel est parti vivre au Brésil, Didier s’est installé sur la Cote d’Azur, et Mitou, le plus jeune est devenu photographe de voiliers à Belle-Ile en Mer. Jusqu'à ce fameux jour d’avril 2009, où Mitou va raconter son histoire à l’un de ses amis bellilois, Hervé Récanati. A compter de ce jour-là, ce dernier n’aura de cesse de retrouver les marins du Mokhni… Et c’est le récit de cette aventure incroyable qu’il nous livre dans La Troisième race. Une quête qui va le conduire de Belle Ile en mer, jusqu'à Tallinn, la très jolie capitale de l’Estonie, l’une des trois républiques baltes.

En vente sur le blog d'Hervé Récanati - 10 € - bénéfices reversés à la SNSM

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