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Littoral - Le magazine des gens de mer

Le dimanche à 12 h 55, rediffusé nationalement le mardi à 9 h 20
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La valse des laminaires, la ritournelle des coquillages. Diffusé le 31 janvier

Jacques Guichebard, peintre des algues
Jacques Guichebard, peintre des algues

Dans le pays des abers, au nord du Finistère, un peintre reprend la tradition des goémoniers pour croquer des laminaires en version abstraite. Entre Douarnenez et Audierne, deux curieux pêcheurs labourent de nuit les plages à la recherche de tellines.

Par Sophie Bourhis

Pour les plateaux de cette émission, Laurent Marvyle va à la rencontre d'un pêcheur, Gwen Pennarun. Basé à Sainte-Marine, dans le Finistère, il pêche le bar mais uniquement à la ligne ou à la palangre.  Conscient de la baisse de la ressource, du 15 février au 15 mars, il arrête la pêche au bar afin que celui-ci puisse se reproduire durant cette période... Lorsque nous l'avions rencontré, il attendait des mesures de la part de la Commission Européenne afin que les pélagiques (autre technique de pêche) respectent également le repos biologique de cette espèce pour préserver la ressource.
Cette décision a été prise par l'Europe le jeudi 15 janvier.

Littoral du 31 janvier (790)

A 04'36. Un peintre chez les goémoniers. 
Imaginez un voyage dans les profondeurs d’une forêt de laminaires, et plongez dans l’atelier de Jacques Guichebard, un peintre septuagénaire installé à Lanildut, premier port goémonier d’Europe niché au cœur de la région des abers.L’artiste puise aujourd’hui l’essentiel de son inspiration dans les algues géantes. Tous les jours, il se rend sur la cale du bourg pour assister au déchargement des laminaires. Puis il étale ses goémons devant chez lui, les fait sécher et les transforme en « sujets d’atelier ». Une valse hésitation en guise de source d’inspiration. Et toujours en toile de fond, des laminaires qui ondulent au flux et reflux des marées. Souvenez-vous comme Serge Gainsbourg les avait chantés, les goémons:
« Mes blessures revivent
À la danse lascive
Des goémons
Dieu comme elle était belle… »
Et nos amours, faut-il qu’il m’en souvienne ?
Grâce à Jacques Guichebard, les goémons retrouvent leur vie d’artiste et leur poésie au fil de l’eau et de la palette.
Réalisation Christophe Rey

A 14'45Les forçats de la telline. 
Tous les jours en baie de Douarnenez, et par tous les temps, une petite dizaine de pêcheurs sans bateau partent en quête d’un petit coquillage savoureux : la telline. Il est presque inconnu en Bretagne. Pourtant, il se vend très bien au-delà de nos frontières, en Italie, comme en Espagne.
Entre Douarnenez et Audierne, Nadia le Bellec et Thierry Caron font partie de ces "forçats" de la pêche à pied qui, de grèves en vasières et de plages en falaises, cueillent ces perles rares. En hiver, il faut une bonne dose de courage pour se mouiller jusqu’à la taille et conjuguer avec les rouleaux qui peuvent vous balayer comme un fétu de paille. Mais Nadia et Thierry sont volontaires, et téméraires.
Réalisation Christophe Bourges

A 21'37. Notre série Havres de guerre, havres de paix. Episode 3, Dieppe-Etretat.
Voici deux hauts-lieux de Normandie aux destins méconnus entre les deux guerres mondiales. Dieppe, plébiscitée par la bourgeoisie parisienne et par les intellectuels a quelque peu perdu cette image aujourd’hui. Mais quel rendez-vous, pourtant, au pied du casino mauresque, dans des robes dernier cri et des voitures aux capots interminables. On y découvre même Michèle Morgan dans un rôle inattendu. Dans le même temps Etretat est encore le village gaulois de quelques 300 pêcheurs où Arsène Lupin et Claude Monet le grand peintre n’ont pas encore donné à l’aiguille creuse toute son aura à venir.
Réalisation Pascal Vannier

Portrait de Griedge Mbock