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Littoral - Le magazine des gens de mer

Le dimanche à 12 h 55, rediffusé nationalement le mardi à 9 h 20
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LE LEOPOLDVILLE 1929 – 1944

Un steamer belge devant Cherbourg. C’est le sous-titre de cette nouvelle parution que l’on doit à des spécialistes de la plongée Patrick David, Serge David et Yves Marchaland. L'histoire tragique du Léopoldville éclate le jour de Noël, alors que la bataille de Normandie est terminée.  

Par Pascal Vannier


Un steamer belge devant Cherbourg. C’est le sous-titre de cette nouvelle parution que l’on doit à des spécialistes de la mer et de la plongée Patrick David, Serge David et Yves Marchaland. Et comme il se doit les Editions du Bout du Monde sont à nouveau convoyeurs d’un évènement maritime majeur de la Seconde Guerre Mondiale, devant les côtes normandes, en cette année du 70 ème Anniversaire du Débarquement.
En cette fin d’année 1944, c’est un Noël à haut risque sur les flots, même si la bataille des plages puis la bataille de Normandie ont été remportées depuis quatre mois.

Les U-Boots allemands ont encore une réelle puissance de frappe. Il est 17H30 aux abords du port de Cherbourg, le Léopoldville commence à se préparer au débarquement de 2235 soldats, montés à bord la veille, dans le port de Southampton.
Le steamer n’est pas seul : le Cheshire, a effectué le même chemin avec autant d’hommes à son bord. Sans compter le matériel nécessaire à ce renfort de la 66ème Division américaine. Quatre escorteurs ont assuré le convoi depuis le départ de la côte sud anglaise.
Mais personne ne détecte le sous marin de la Kriegsmarine U-486. C’est le Léopoldville qu’il choisit. Les auteurs nous racontent qu’une seule torpille cause le naufrage du navire dans lequel 800 soldats et hommes d’équipage trouvent la mort.

Aurait-il pu être évité ? Le livre aborde cette délicate question avant de nous emmener sur les traces d’une épave qualifiée de la plus belle de la Manche, indépendamment d’un drame comparable, en pertes humaines, à l’accrochage armé de l’opération Tiger au large de Torquay, fin avril 1944.
Mais le Léopoldville, c’est bien plus que cette fin aussi tragique soit-elle.
Ses aventures nous plongent dans l’univers de Tintin et de l’Afrique au temps des colonies. Le Léopoldville c’est le joyau de la Compagnie Belge Maritime du Congo, précurseur de la ligne d’Anvers à Matadi, le port fétiche d’Hergé.

Paquebot mixte, en réalité, le Léopoldville faisait l’admiration des passagers et celle des donneurs d’ordre, rassurés par les qualités du bateau et de ses hommes.Voilà donc l’histoire passionnante du Léopoldville en 48 pages, 110 photos et documents. Voilà une épave « vivante », entourée d’une passion exceptionnelle de la part des plongeurs et des amateurs d'Histoire.

Editions du Bout du Monde    
13€

Interview François Floret