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Littoral - Le magazine des gens de mer

Le dimanche à 12 h 55, rediffusé nationalement le mardi à 9 h 20
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Les filles de la sardine, et le gars de l’estran. Diffusé le 8 mars

A Quiberon, les sardinières se sont installées par milliers au siècle dernier, dans des conserveries qui tournaient à plein régime. Aujourd’hui, il reste leurs souvenirs. A Brest, le biologiste marin Jacques Grall nous embarque pour une balade sur l’estran. Et la vie grouille…

Par Sophie Bourhis

L’industrie de la sardine florissante au siècle dernier, a vue des milliers de femmes, les sardinières, sillonner la côte atlantique, de la Bretagne jusqu’au Pays Basque, à la recherche de travail dans les conserveries. Balade dans les souvenirs de Joséphine, ancienne sardinière.
Petite  balade également mais sur l’estran cette fois-ci avec Jacques Grall, biologiste marin à l’Institut de la Mer de Brest, il va nous apprendre comment la vie s’est développée dans cet endroit mais il va également nous éclairer sur les enjeux de cette biodiversité très particulière de l’estran.

Les filles de la sardine, et le gars de l’estran. Diffusé le 8 mars

A 00'50.La migration des sardinières.
On connaît la migration des sardines, on connaît moins celle des sardinières. Et pourtant, elles furent plusieurs milliers à sillonner la côte atlantique, au siècle dernier, de port en port, d'Audierne à St Jean de Luz. Elles cherchaient du travail, ou peut-être l'amour, dans ces conserveries qui tournaient à plein régime et recrutaient à tour de bras. A Quiberon, l’une d’entre elles s'appelait Joséphine, mais tout le monde l'appelait Phine, lorsqu'elle a quitté Le Guilvinec à 30 ans, en 1955. Quiberon était alors le premier port sardinier de France, et la jeune femme n'a pas hésiter à embarquer sa couette et son bébé à bord des nombreux bateaux qui allaient sur la presqu'île morbihannaise. Aujourd’hui, Joséphine revient sur son histoire, qui ressemble à tant d'autres finalement. Celle des filles de friture, des ouvrières d'usines, illustres anonymes qui ont tout quitté pour suivre la sardine. Etait-ce le bon temps? Pas tant que çà, si l'on en croit les souvenirs de Joséphine, et ceux d’Angèle, l’héroïne d’un roman de Colette Vlérick, intitulé La marée du soir, et qui raconte la vie d'une de ces femmes.
Réalisation Laurie-Anne Courson

15'58.Balade sur l’estran avec Jacques Grall. 
Jacques Grall est un biologiste marin renommé, spécialiste des espèces du bord de mer. A l’occasion d’une grande marée d’hiver, il nous emmène sur l’estran, la zone qui se découvre quotidiennement lorsque la mer se retire. Son terrain de prédilection, c’est la grève de Roscanvel, dans la rade de Brest. Depuis quinze ans, il s’y rend régulièrement, pour y enregistrer des mesures savantes…
Et l’on découvre à quel point la vie a su s’adapter à cet endroit : il faut supporter d’être à la fois dans et hors de l’eau deux fois par jour, et vivre avec des écarts de température parfois extrêmes. Pourtant c’est un milieu où cohabitent beaucoup d’espèces. C’est un peu la magie des estrans…
Réalisation Mathurin Peschet

A 22'14.Notre série Des embruns dans les bulles, Patrick Jusseaume
Patrick Jusseaume s’est rendu célèbre par la série Tramp. Où il est question du commerce maritime des années 50, de la vie des liberty ships, et des aventures de Yann Calec, ce jeune capitaine breton qui traverse les océans jusqu’aux côtes africaines puis vers l’Indochine. Avec toujours une prédilection pour les ambiances portuaires nocturnes et en toile de fond, une invitation au voyage qui ne cesse d’accompagner le lecteur.
Réalisation Nathalie Marcault. Coproduction Vivement Lundi

Interview François Floret