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Littoral - Le magazine des gens de mer

Le dimanche à 12 h 55, rediffusé nationalement le mardi à 9 h 20
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Les français du Titanic

Un livre de François Codet, Olivier Mendez, Alain Dufief, Franck Gavard-Perret

Par Emilie Colin

Il y avait 49 Français sur le Titanic, dont 19 (8 femmes, 6 hommes et 5 enfants) ont survécu au naufrage le plus célèbre de l’histoire de la marine. Bien sur les auteurs s’attachent à nous expliquer la vie des ces survivants avant la catastrophe et les raisons de leur présence à bord du fleuron de la White Star. Ils détaillent également les conditons de leur survie et de leur sauvetage après la collision du grand paquebot avec l’iceberg. Tout ce travail d’enquête c’est d’ailleurs la raison d’être de « l’Association Française du Titanic » dont font partie les 4 auteurs du livre et qui s’est donné pour but de reconstituer la vie des passagers Français du Liner.

Voici un extrait du témoignage de l’un des Français survivants du Titanic, Paul Chevré. Il était sculpteur, né à Bruxelles de parents français en 1866. Il avait réalisé une sculpture monumentale de Samuel de Champlain, le fondateur de Québec, qui est d’ailleurs toujours visible sur la terrace Dufferin à côté du Château Frontenac. Chevré avait aussi reçu commande par Charles Hays ( Président de la Grand Trunk Railway Company et qui lui mourra dans le naufrage) d’un buste du 1er Ministre canadien Sir Wilfrid Laurier pour le lobby de l’Hôtel Château Laurier à Ottawa. Chevré avait donc embarqué à Cherbourg (billet PC 17594, coût 29£ et 14 shillings, cabine A-9) pour rejoindre les USA puis le Canada afin d’être présent lors de l’inauguration de l’hôtel, prévue le 26 avril 1912. Son interview est parue dans le journal La Presse de Montréal le 22 avril 1912. En voici une partie. Chevré a réussi à embarquer dans un canot qui s’éloigne du Titanic : 

« Les batteries électriques ont cessé de fonctionner et le bateau a disparu complètement à nos yeux. Scène effroyable. C’a été comme un signal. J’ai entendu des hurlements comme jamais je n’en ai entendus et que je n’oublierai jamais. Ce n’était rien d’humain, les voix d’hommes surtout, c’était effrayant. Nous étions très impressionnés. Le matelot nous a recommandé de ramer parce que le bruit des rames ne nous permettait plus d’entendre les cris. »

Marines Editions - 24 €

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