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Littoral - Le magazine des gens de mer

Le dimanche à 12 h 55, rediffusé nationalement le mardi à 9 h 20
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Les photographes qui filent et les dunes qui galopent. Diffusion le 30 mai

Deux Vendéens ont en commun la passion des courses de bateaux, la photo, et le camping-car. Depuis trente ans, ils ne ratent aucun départ. En Aquitaine, la presqu’île d’Arvert vit au rythme des caprices de la nature, avec des dunes qui galopent, et des phares qui menacent de chuter.

Par Sophie Bourhis

Sur la route des courses
Depuis trente ans, le couple de Bernard et Roselyne a été contaminé par un étrange virus : la passion pour toutes les courses de bateaux : le Vendée Globe, la Transat Jacques Vabre, l’AG2R, ou le Figaro. Ils ne rateraient un départ pour rien au monde. Et depuis l’acquisition de leur camping-car, finis les vacances et les week-ends à la maison, il y a toujours une course à portée de volant !
Au début, Bernard avait commencé par faire des photos de Philippe Jeantot, au moment du Boc Challenge, l’ancêtre du Vendée Globe. Il tire les clichés, en offre quelques unes au skipper. Et c’est le début de la gloire. Le couple va se lier d’amitié avec un grand nombre de marins, des émérites et des inconnus. Car Bernard photographie les premiers, mais il attend aussi les derniers, et souvent jusqu’à pas d’heure.
Installés à Château d’Olonne en Vendée, ils ont immédiatement été séduits par l’ambiance des arrivées, les frissons des départs, les au-revoirs des pontons, et les embrassades du retour. La vie du grand large par procuration donne aussi un sentiment d’évasion. Le milieu des bateaux est véritablement devenu aujourd’hui leur deuxième famille.
Réalisation Jean-René Kéruzoé

Arvert, tout est sable, rien n’est stable 
En presqu’île d’Arvert, on dit que les « dunes galopent ». Situé au nord de l’estuaire de la Gironde, ce gigantesque espace, qui mêle dunes, océan et forêt, est intégralement régi par les caprices de la nature. Courants et vents s’y conjuguent sans cesse pour déplacer les sables, rendant toute installation périlleuse. Navigation, ostréiculture, tourisme... il n’est aucun domaine de l’activité humaine qui ne soit compliqué en presqu’île d’Arvert. Même le solide phare de la Coubre est menacé par ce lieu sans cesse mouvant… incertain… inquiétant. Là-bas la côte recule, certes, comme partout en France mais à certains endroits, elle se recrée aussi. C’est qu’en fait la presqu’île est vivante : là bas, tout bouge, tout le temps, dans des cycles de déplacements de sable qui sont très durs à suivre… et contre lesquels il est pratiquement impossible de lutter.
Réalisation Olivier Marchon.


Littoral du 30 mai

 

Réaction de Gérard Lahellec, vice-président de la région Bretagne en charge des transports