Littoral - Le magazine des gens de mer

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Paludiers, prêts, partez !

Le geste auguste depuis 15 siècles. / © Michel Oriot / MAXPPP
Le geste auguste depuis 15 siècles. / © Michel Oriot / MAXPPP

Les professionnels du sel viennent de se lancer dans la récolte des marais, grâce à une météo très favorable. Sur le littoral atlantique, ils se situent principalement entre Guérande au nord et Oléron au sud. Un article proposé par Manon Monnier

Par La rédaction

La saliculture a pu commencer mi mai (deux semaines plus tôt que la normale) grâce à un temps particulièrement clément. Les marais salants ont repris leurs activités et le magazine Littoral vous propose Arc-en-Sel, qui regroupe de très belles photographies des marais guérandais.
Par ailleurs, Le livre Fleur de Sel, L'or blanc de la mer explique que 

 Les marées, le soleil et le vent rythment l'existence laborieuse des paludiers.

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 Le magazine des gens de mer a donc voulu pour ce début de saison revenir sur l'importance du sel dans l'activité maritime de nos régions littorales.

 

Le sel en 5 chiffres
 

  • 8 sites

En France, la saliculture se pratique sur 8 espaces géographiques. Guérande, Ré, Noirmoutier et Oléron sont des repères géographiques symboliques de l’activité salicole sur la façade atlantique. Sur le bassin méditerranéen, les principaux sites sont Les Aigues-Mortes, Berre et les salines de Giraud et d’Hyères.
 

Carte de France des marais salants / ©
Carte de France des marais salants / ©

Sur le littoral atlantique, le sol des marais salants est davantage argileux ce qui apporte plus de nutriments au sel. Avec des précipitations régulières et un temps moins ensoleillé, la récolte du sel marin s’étend de juin à septembre. Le sel prend une apparence grisâtre et humide.

Sur la façade méditerranéenne, la durée d’ensoleillement étant plus longue, l’eau peut totalement s’évaporer des marais, laissant apparaître un sel blanc et sec facilement cultivable.

  • Un rapport de un à 40

Chaque année,  les marais salants de Camargue produisent 40 fois plus à l’hectare que les marais salants de Guérande. Cette différence s’explique par deux méthodes de production totalement divergentes.
 

  • 2 méthodes

Deux types de récolte s'opposent sur nos côtes littorales : 
Les paludiers du Grand Ouest (notamment à Guérande) sont favorables à une récolte traditionnelle, à la main et au las (ces grands rateaux en bois qu'utilisent les paludiers), avec une productivité relativement faible.

Quant aux professionnels méditerranéens, l’usage d’outils mécaniques est plus largement utilisé, comme le bulldozer. Par ailleurs, la compagnie des Salins du midi tente de développer des procédés modernes pour l’exploitation de son sel, tels que les technologies solaire et thermique.


Benoît Hermann, paludier de Guérande. / ©
Benoît Hermann, paludier de Guérande. / ©
  • 5 usages

Le sel a principalement 5 usages ; la salaison, l’alimentation (goût), l’industrie (industrie chimique), les loisirs et le déglaçage des routes. C’est une substance essentielle à la vie humaine sous toutes ses formes.


  • 2 700 ans

L’homme récolte le sel depuis 2 700 ans en France. Hérodote géographe de l’Antiquité évoque ce commerce du sel à travers « des routes de sel » dans de nombreux textes. Il caractérise l’environnement des peuples qu’il rencontre à travers ses voyages, par 3 traits généraux: le sable, les oasis et « les collines de sel »

Article rédigé par Manon Monnier

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