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Littoral - Le magazine des gens de mer

Le dimanche à 12 h 55, rediffusé nationalement le mardi à 9 h 20
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Samedi 31 janvier, Littoral chante Gainsbourg

Jacques Guichebard, peintre des algues
Jacques Guichebard, peintre des algues

Dans le pays des abers, au nord du Finistère, on vit toujours au rythme du varech. Il y a 200 ans, c’était un moteur économique essentiel. Aujourd’hui, les goémoniers sont bien nombreux, mais leur activité a trouvé un original débouché artistique…

Par Sophie Bourhis

Lanildut, tout au bout du Finistère, est la capitale des algues. Au lendemain de la deuxième guerre mondiale, la Bretagne comptait encore 3000 goémoniers. Dès 1950, ils n’étaient plus que 300, et aujourd’hui, on en dénombre à peine 70 sur toute la région.

Or, c’est précisément dans cette petite commune que le peintre Jacques Guichebard a choisi d’installer son atelier. Tous les matins, il se rend sur la cale du bourg pour assister au déchargement des laminaires. Puis il les étale sur le trottoir devant chez lui, les fait sécher et les transforme en « sujets d’atelier ». Une valse hésitation en guise de source d’inspiration picturale et musicale. Souvenez-vous aussi comme Serge Gainsbourg avait chanté les goémons:

« Mes blessures revivent
À la danse lascive
Des goémons
Dieu comme elle était belle… 
Et nos amours, faut-il qu’il m’en souvienne ?"

Grâce à Jacques Guichebard, les goémons retrouvent leur vie d’artiste et leur poésie au fil de l’eau et de la palette. On est loin de l’histoire économique des goémoniers, particulièrement bien racontée par les habitants de l’île de Molène, mais comme souvent, l’art sublime la réalité. Jugez-en avec cet avant goût…

Extrait Littoral un peintre chez les goémoniers
Réalisé par Christophe Rey

Un peu plus au sud, entre Douarnenez et Audierne, une équipe de Littoral est partie une nuit à la rencontre de deux curieux pêcheurs…  De loin, on dirait des laboureurs. Mais quand on s’approche et qu’on leur demande, on apprend qu’ils sont à la recherche d’un petit coquillage savoureux : la telline.
Nadia le Bellec et Thierry Caron font partie de ces "forçats" de la pêche à pied. En Bretagne, la telline est presque inconnue, mais elle se vend très bien au-delà de nos frontières, notamment en Italie et en Espagne. Ce qui donne du prix à ces perles rares.

Extrait littoral forçats de la telline
Réalisé par Christophe Bourges

Littoral le samedi 31 janvier à 16h15 vous propose en rythme et en musique la valse des laminaires, la ritournelle des coquillages. Laissez vous bercer, c’est comme une chanson douce…


Interview d'André Ollivro