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Littoral - Le magazine des gens de mer

Le dimanche à 12 h 55, rediffusé nationalement le mardi à 9 h 20
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Périls en mer, contrôles à terre. Diffusion le 24 janvier 2016

Dans le port de Saint-Nazaire, 1,8 million de tonnes  de marchandises sont débarquées chaque année et les douaniers ont le regard affuté. Dans le Raz de Sein, les naufrages sont légion, et l’endroit reste l’une des zones maritimes les plus périlleuses pour les marins, même avertis.

Par Sophie Bourhis

A 00'43.Le contrôle des conteneurs.
Premier port de la façade atlantique française, Nantes Saint-Nazaire voit transiter près de 30 millions de tonnes de marchandises chaque année, dont 1,8 million de tonnes arrivent par conteneurs sur la plateforme logistique de Montoir de Bretagne. Des marchandises en provenance des Antilles, de la côte Ouest de l’Afrique, d’Australie, ou de Nouvelle Zélande, toutes ne pourront quitter l’enceinte du port qu’avec un « bon à enlever » délivré par la douane. Selon leur nature, elles sont soumises à différents types de contrôles. Pour les denrées alimentaires, les agents des services vétérinaires effectuent systématiquement des vérifications visuelles et des prélèvements pour s’assurer de leurs qualités sanitaires afin d’éviter les parasites. Pour les produits manufacturés, les douaniers traquent les contrefaçons, et s’assurent que les normes techniques de sécurité notamment sont remplies. Evidemment, les 185 000 conteneurs qui arrivent chaque année à St Nazaire ne sont pas tous intégralement vidés pour être contrôlés. La douane a recours à des techniques de ciblage pour détecter des anomalies, décider ou non de l’opportunité de contrôles approfondis.  Sur le Terminal de Montoir de Bretagne, 29 douaniers, 6 inspecteurs vétérinaires et 4 agents de la répression des fraudes contrôlent quotidiennement les cargaisons arrivant dans le port.Avec parfois, de sacrées surprises à l’arrivée !
Reportage : Céline Serrano

A 13'45. Un raz et des hommes. (Extrait)
On l’appelle la lessiveuse ou encore le chaudron et quand les tempêtes s’en mêlent, plus personne ne se risque dans le Raz de Sein.  Aucun bateau ne s’aventure dans ce bouillon d’écume brassé par l’un des courants les plus forts d’Europe. Tout navigateur averti sait que, même par temps calme, il y a du danger à traverser le Raz. Le vent, la houle et les rochers ont envoyé plus d’un navire par le fond.  En mai 2012, le bateau d’un ligneur de bars sombre dans le Raz de Sein, après avoir été couché par une déferlante. Son collègue réussira à le hisser à son bord après 10 minutes de combats contre les flots. Quelques années auparavant, c’est l’industriel Edouard Michelin qui a disparu dans un naufrage. La liste des naufragés du Raz de Sein est longue. Les épaves qui gisent par le fond témoignent de la dangerosité de cette zone maritime où les courants de la Manche se jettent dans ceux de l'Atlantique en produisant des turbulences. Chaque année, en juillet, dans la criée d’Audierne transformée pour l’occasion en lieu de culte, une messe rend hommage aux marins péris en mer. Pour prévenir les accidents, des yeux sont braqués 24 heures sur 24 sur le Raz de Sein. Des oreilles sont à l’affut des messages de détresse. Ceux des guetteurs-sémaphoristes de la Marine nationale et ceux des sauveteurs de l’île de Sein et de la baie d’Audierne, prêts à intervenir.  Le Raz de Sein n’a pas fini d’inspirer les raconteurs d’histoires et de nourrir l’imaginaire des gens de mer. Il fait partie de ces lieux légendaires que les marins aiment et redoutent à la fois. Sur l’eau et sous l’eau, il nous révèle une part de ses mystères, mais une part seulement. Le mythe demeure.
Réalisation Nathalie Marcault 
Littoral du 24 janvier 2016

 

Pierre Karleskind, élu eurodéputé LREM